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Le Bistrot Paul Bert, une table surestimée pour une réputation surfaite !

Carine 20 février 2011 Restaurants 24 554 lectures 11 commentaires Poster sur Facebook Suivre ce blog

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C’est bien la première fois que je perd du temps à écrire un avis négatif sur un resto, ce blog étant la base réservé au plaisir gourmand, à la bonne cuisine, la vraie cuisine, les choses qui me plaisent et qui me laissent un souvenir mémorable… Mais trop, c’est trop…

J’ai dîné hier soir au Bistrot Paul Bert où je me suis laissée tenter de retourner, à force d’en entendre monts et merveilles ; alors que mon chéri et moi avions un peu écarté cette adresse au bout de 3 ou 4 tests, le tout dernier n’ayant vraiment pas été concluant.

Mais voilà, devant l’opinion générale qui ne jure que par ce foutu bistrot lorsqu’il s’agit de la rue Paul Bert, nous nous sommes dits que nous étions peut-être restés sur une fausse idée, due à un jour où le chef aurait été moins inspiré que d’habitude…

Samedi soir 19h00, je décide donc de réserver une table en sachant que cela ne serait pas gagné vu la foule qui défile tous les soirs dans cet endroit et surtout le weerk-end. Évidemment, vu que je n’appelle pas 15 jours à l’avance, on me propose un table à 22h00, soit.

Arrivés à  22h05, bistrot blindé, toutes les tables occupées et un nombre démentiel de personnes attendent au bar comme si la maison faisait cadeau… Et là, comme j’aurais pu m’en douter, malgré ma réservation on me propose la table pourrie coincée entre l’entrée et le bar dont personne ne veut parce que située en plein courant d’air ou alors il faut patienter « un peu » pour une table convenable. Comme c’est la table qui avait en partie contribué au mauvais souvenir de notre dernier repas dans ce lieu, je décide de patienter.

Les gens continuent à affluer alors que je vois une table de 2 se libérer (au bout de 20 min), je me dis que cette fois c’est bon. Et là, surprise, le serveur fait assoir un couple qui vient tout juste d’arriver. Je demande au bar si c’est normal, on me répond sans vérifier que ces personnes avaient « probablement » réservé au téléphone juste avant moi, peu importe l’ordre d’arrivée… Je n’ai pas très bien compris pourquoi on m’a, dans ce cas, direct proposé la table dont personne ne voulait ce qui m’aurait permis d’être assise bien avant ces gens soit disant « avant moi sur la liste », ni pourquoi on ne leur a pas proposé cette même table pourrie alors que j’attendais depuis plus de 20 min avant eux pour la table qu’ils ont pris, mais bref…

25 min d’attente, voyant encore des gens rentrer et aborder les serveurs, me faisant reculer à l’arrière plan de file, je m’impatiente et demande si on peut au moins me dire combien de temps je risque encore d’attendre…  La jeune fille du bar se décide à faire un tour d’horizon et me fait enfin assoir dans l’arrière salle derrière le bar, d’où on ne pouvait pas voir qu’une jolie table semblait nous attendre et ne venait visiblement pas d’être dressée 2 secondes avant… Je me demande encore combien de temps j’aurais vraiment attendu si je n’avais pas, pardonnez-moi, « fait ma chieuse », mais peu importe… on va enfin pourvoir enfin regarder la carte.

C’est là que commence à se re-confirmer les dernières impressions que j’en avais gardé, un menu carte classique  « truffé » de suppléments, cependant moins nombreux que lors de notre dernier repas, mais en revanche plus chers :

  • Dans les entrées, 10 euros pour des œufs à la mayonnaise de truffe, sachant qu’il y a des chances pour qu’il s’agisse simplement d’huile de truffe, mais franchement à ce prix là, je n’ai pas eu envie de vérifier…
  • Toujours en entrée, 15 euros pour des œufs à la truffe, que je vois passer à la table d’à côté, il s’agit de beau copeaux de truffe, certes, mais sur des œufs au plat tous simples !
  • Et le pompon de la pomponette, dans les plats, 20 euros pour une côte de bœuf ou une entrecôte (je ne sais plus et peu importe à vrai dire) à la truffe… Comme pour les œufs, j’ai vite passé ces lignes là devant les tarifs délirants de ceux qui sont, je le rappelle, des suppléments et non les prix des plats en eux-mêmes, sur un menu entrée-plat-dessert à 34 euros !

Après avoir écarté de mon choix les œufs à la truffe, dont la poule qui les a pondu devait avoir « ce que je pense » en or massif pour justifier leur prix ; je me retrouve devant un choix un peu réduit d’entrées assez classiques : salade de langue de veau aux artichauts, maquereau sauce aigre douce, croustillant de groin remplacé par un pâté de tête, salade de betterave et navets… Choix réduit par mes goûts très personnels qui excluent le vinaigre de ma vie alimentaire tellement je déteste ça, heureusement pour moi la poêlée de petites sèches aux citrons confits semble tout à fait à mon goût, manque de pot, en rupture de stock ! Comme une idiote je me rabat sur le « pâté », en oubliant qu’il est « de tête » donc sous la forme que j’apprécie le moins, en gelée de cornichons et oignons grelots… vinaigrés à souhaits, hummm ! Servi avec une petite salade verte et quelques choux fleur et carotte crus que j’ai failli recracher dans l’assiette à la première bouchée tellement ils étaient marinés…. au vinaigre, un vrai bonheur quoi ! Bon je dois reconnaître que ce jugement manque sérieusement d’objectivité, après tout je n’ai qu’à aimer le vinaigre comme tout le monde non ? Mais bon j’étais surtout agacée que mon choix ait été réduit d’office par 2 entrées dont les tarifs relevaient à mes yeux du domaine de l’abus, voir du vol… Disons que cette introduction démarrait dans l’ensemble très mal. Sinon, mon chéri a apprécié sa salade de langue de veau, mais n’en a pas non plus gardé un souvenir impérissable.

On poursuit avec les plats, cette fois c’est ma recherche de plat équilibré et pas trop gras qui m’a fait hésiter entre le filet de lieu jaune aux jeunes pousses d’épinards et poireaux croquants, et le classique pot au feu. En écartant bien sûr le bœuf aux truffes avec ses 20 euros de suppléments, le cochon de lait et les Saint Jacques en quantité insuffisante que j’ai vu passer dans l’assiette d’à côté (au nombre de 4, de taille moyenne avec une minuscule cocotte de légumes, on parle d’un plat vendu seul au prix de 21 euro tout de même). J’avais déjà testé, lors de mes premières visites, le lieu jaune aux épinards, plutôt bon d’ailleurs, mais simple, je décide donc d’essayer le pot au feu, en me disant que c’est un bon comparatif, après tout c’est un plat simple mais dont la réussite fait toute la différence, niveau cuisson notamment, et surtout un vrai plat de bistrot :) . Arrive une assiette assez copieuse avec un os à moelle au centre, des morceaux de viande visiblement de qualité, ni gras, ni nerveux et des légumes variés avec un bol de bouillon à côté…
Un vrai pot au feu, si la viande n’avait pas manqué de ce moelleux et ce fondant qui caractérisent ce plat traditionnel, en fait elle était même un peu sèche. Quant aux légumes, je ne savais pas qu’ils se servaient croquants pour ce plat, mais personnellement je les préfère bien cuits, là je dois dire que c’était un peu dur. Certains, comme les navets, avaient même un goût bizarre  comme si ils avaient été cuits au beurre rance… Bref je ne suis pas une spécialiste du pot au feu, mais ce que je sais c’est que ma recette au thé et à la citronnelle, ou le VRAI pot au feu de ma mère sont franchement bien meilleurs, surtout niveau cuisson. Cerise sur le gâteau lorsque je demande si il y a de la mayonnaise, on me répond « pas du tout »… Comme si c’était une hérésie de demander de la mayonnaise dans un bistrot, surtout pour accompagner un pot feu, comme si le chef ne disposait pas de moutarde, d’œufs et d’huile pour en faire une maison, à la demande, comme si ça prenait 4 heure à faire…. Franchement dommage parce que ce j’apprécie particulièrement dans le pot au feu de ma mère, c’est sa mayonnaise maison, qu’elle fait sans vinaigre, elle, au moins ! Mais bon, en même temps, comme je considère que ce que j’ai mangé n’est pas un véritable pot au feu, on est plus à ce détail près, même l’os à moelle était sec, en fait, avec pas grand chose à gratter dedans…

Du côté de mon chéri, son entrecôte, accompagnée de frites soit-disant « maison » parfaitement calibrées, était franchement semblable à celle que l’on peut déguster au Bistrot du Peintre par exemple, qui lui, vous servira une addition beaucoup moins salée et de véritables frites maison, par contre…

Nous décidons de conclure cette déception avec un dessert, en se disant qu’au moins sur ce point là, il reste une petite chance… Encore une fois parmi un choix extrêmement classique de tarte tatin, baba au rhum et sorbets « maison » ( auxquels on ne croit plus vraiment) ; nous optons pour le Paris-Brest, qui constitue, là encore, un bon comparatif. Là encore, je ne suis pas une grande spécialiste du Paris-Brest, mais j’en ai franchement déjà mangé de bien meilleurs. D’entrée, le dessert arrive froid, trop froid et vite, beaucoup trop vite, traduction : préparé, monté à l’avance et conservé longtemps au frigo… Du coup la pâte à choux, froide, ne conserve pas sa texture, sans pour autant être sèche, mais franchement pas hallucinante, on se demande combien de temps le dessert à passer dans le frigo. La crème tire vers le beurre un peu écœurant, la texture mousseline n’y est pas, le goût praliné moyen…

Pourquoi je prends le temps d’écrire un si long billet ? Pour pousser un gros coup de gueule, pas franchement contre ce bistrot qui n’est pas si mauvais, mais contre sa réputation surfaite, ses tarifs démentiels sur certains points, son succès injustifié et l’opinion générale de gens dont je me demande vraiment ce qu’ils ont à la place des papilles…

Quand je pense dans la même rue, on peut déguster une cuisine de qualité quasi gastronomique au Temps au Temps avec un menu à 29 euros ; et que je peux vous citer suffisamment d’adresses du même genre dans ce quartier, pour manger tous les soirs d’une même semaine dans un endroit différent, une cuisine hautement meilleure avec un bien meilleur rapport qualité prix…

Si vous voulez de la vraie cuisine de bistrot, allez donc faire un tour au Vieux Chêne, à deux pas de là, avec son menu à 33 euro, sa cuisine parfaite, sans prétention, beaucoup plus recherchée tout en restant fidèle à l’esprit « bistrot » et sans attente interminable au bar. Prévoyez  la réservation tout de même, mais là au moins, on se foutra pas de vous, tellement vous vous fondez dans la masse de clients qui se prostitueraient pour pouvoir s’assoir à une table référencée sur une multitude de médias dits « infaillibles » et de guides pour touristes en visite expresse.

Le Bistrot du Peintre lui aussi offre un bien meilleur rapport qualité prix, même si ses desserts ne sont pas tous maison, ils proviennent de bons fournisseurs et garantissent l’unité qualitative d’un repas qui ne vous laissera pas l’impression d’arnaque à l’arrivée de l’addition.

Le Pure Café, qui malgré quelques changements observés récemment sur la carte, reste largement plus satisfaisant, inventif et à la hauteur de sa réputation de cuisine  « bistronomique ».

L’ébauchoir à 3 rues de là, offre une cuisine beaucoup plus recherchée également, plus resto que bistrot, mais avec une VRAIE réalisation maison.

La Gazetta, non pas pour sa cuisine de bistrot, il s’agit là d’un vrai resto, mais pour ses plats créatifs, raffinés, recherchés avec un premier menu à seulement 5 euros de plus qu’au Paul Bert, pour 5 plats !

Même le Chardenoux de Cyril Lignac offre un meilleur rapport qualité prix et ce malgré des tarifs environ 2 fois plus chers qu’au Paul Bert, chez lui, au moins, je n’ai jamais regretté mon argent !

Sincèrement, lorsque je vois l’affluence de monde dans ce bistrot, son sur booking et la foire automobile que cela génère devant sa porte avec son service voiturier, plutôt désagréable pour les gens du quartier, je me demande sérieusement où l’on va ! Quant à la multitude de macarons de référencement dans des guides divers et variés qui recouvrent sa vitrine, cela en dit long sur la fiabilité de ces ouvrages…

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11 commentaires sur “Le Bistrot Paul Bert, une table surestimée pour une réputation surfaite !”

  1. [...] que l’édition du livre date de 2006, dommage. Seule incompréhension, le chapitre sur le Bistrot Paul Bert, qui vous l’avez compris dans mon récent billet, n’a pas du tout ça place dans un [...]

  2. Claire dit :

    merci Carine, effectivement tout le monde me rebat les oreilles de cette adresse, méfiance donc ! Et je suis d’accord avec toi : le coup de la mayonnaise c’est pitoyable ….

  3. Carine dit :

    Oui je crois que c’est justement ça le plus gros problème avec ce Bistrot : c’est que tout le monde se tape le popotin par terre avec cette adresse :)

  4. Gregoire dit :

    En ce qui me concerne je trouve l’adresse excellente ! Mais c’est sûr qu’il faut pour cela aimer l’ambiance bistrot parisien.
    C’est vrai, on y attend un peu, le patron n’est pas toujours de bonne humeur et c’est de la cuisine française traditionnelle (donc oui avec du vinaigre et si le chef ne veut pas servir de mayonnaise avec son pot-au-feu c’est son droit, il n’est pas à votre service). On y mange des harengs pommes à l’huile ou des oeufs au plat à la truffe (et oui, la truffe c’est cher quand ça ne vient pas de Tchécoslovaquie mais du Périgord).
    Alors oui dans les bistrots de Paris on mange du pâté de tête et des pieds de cochons, mais c’est ça la France.

    Moi par exemple je trouve cet article bête, mal écrit et je pense que l’auteur a un peu trop regarder Sex and the City. Hé ho, c’est Paris ici hein !

  5. Carine dit :

    Alors écoute coco :

    1. Essaye les autres adresses que je donne à la fin du billet (sauf le Bistrot du Peintre et le Pure Café qui ont baissé depuis) et tu comprendras que tu te fais arnaquer au Paul Bert…. Recommandation particulière sur l’Ebauchoir d’ailleurs.

    2. Sache que l’auteur ne regarde ni Sex and the city, ni Desperate Housewives, ni aucune autre série à la con de ce genre, parce que j’ai franchement autre chose à foutre dans la vie, des choses plus constructives. Comme par exemple écrire des billets visant à conseiller avant tout le consommateur lorsqu’il s’agit de resto, pour lui éviter de se faire arnaquer dans des endroits comme ça et lui faire partager le plaisir de VRAIES bonnes adresses. C’est le but de mon blog à la base d’ailleurs. Parce que justement je connais Paris et ses Bistrots, j’aime Paris et aussi la cuisine française, mais je trouve que s’arrêter à ses simples frontières au niveau culinaire revient à tourner en rond comme un poisson dans son bocal. Et si Paris signifie pour toi service médiocre et mépris du client, il y a plein d’adresses tout à fait l’opposé de ça, mais malheureusement c’est les mauvais endroits et les mauvaises personnes qui contribuent copieusement à la fameuse réputation du « Parisien, Tête de chien »….

    Maintenant cet article, que tu trouves bête et mal écrit, ressort dans les premiers liens quand tu tapes Bistrot Paul Bert sur Google… c’est peut-être parce que la plus part des gens y trouvent un intérêt, puisque c’est la seule alternative à une majorité de critiques qui surestiment cette adresse. C’est peut-être aussi parce qu’heureusement il y a des gens qui ont assez d’humour pour comprendre le ton que j’ai choisi pour l’écrire.
    Donc si ce ton ne te plaît pas, personne ne te force à le lire. Tu as le droit d’exprimer ton avis, ce blog est ouvert et c’est pour ça que j’efface pas ton commentaire. Mais regarde un peu où tu mets les pieds avant de porter des jugements complètement à côté de la plaque sur un auteur et de laisser des commentaires aussi débiles que peu construits.
    PS. Si tu considères que dans un resto le Chef comme le reste du personnel n’est pas à ton service… ben moi, comme la plus part des clients, comme les règles fondamentales de la restauration : si.

  6. Hervé dit :

    @Grégoire.
    Vous faîtes partie de cette multitude qui aime se faire arnaquer avec de la cuisine d’assemblage et un service médiocre. C’est malheureux pour vous car vous croyez détenir les valeurs d’une bonne ambiance et d’une bonne cuisine. Mais tout est faux et vous ne voyez rien sauf l’addition salée. Vous repartez le ventre plein de cochonneries semi industrielles sans savoir que vous avez été ouvertement pris pour un con malgré les signaux clignotants férocement.
    Salutations

  7. Carine dit :

    Merci Hervé. Par contre juste dans un souci d’objectivité, je ne sais pas si on peut parler de cochonneries semi industrielles concernant les Bistrot Paul Bert précisément, vous pensez ? Si on doit leur reconnaître un seul point positif, c’est qu’ils utilisent plutôt de bons produits de base. Sauf qu’ils ne savent rien en faire de bien, à part les vendre à des prix exorbitants, c’est tout :) , enfin c’est mon avis.

  8. Dominique dit :

    C’est étonnant de voir que plus d’un an après votre visite, vous ayez encore des commentaires (enfin au moins un)
    J’y suis allé l’année dernière avec ma femme, un samedi soir à 22h00 ou 22h30, je crois me souvenir que lors de la réservation, il m’avait été conseillé de ne pas arriver à 22h00 tapante mais plutôt 22h30.
    Bon, je ne veux pas me faire l’avocat du Paul Bert ou d’autres restaurants mais c’est compliqué de gérer 2 services à Paris (la clientèle parisienne n’est pas aussi disciplinée que les américains par exemple, 1er service à 19H00, 2e service à 21h00/21h30)
    Dans l’histoire, il faut concilier les attentes légitimes du restaurateur de rentabiliser son succès et des clients d’être bien servi et de bien manger et… ça coince parfois (clients qui « traînent » à table, service plus lent que prévu…) et au bout du compte il faut gérer l’attente des clients. Et là en général, les restaurants ne savent pas gérer l’attente de leur clientèle, le Paul Bert comme les autres !
    La vie de restaurateur n’est pas toujours facile tout comme la vie de client mais comme vous le précisez à la fin de votre article, il y a tellement de bons restos à Paris (si, si !) qu’un de perdu…
    Pour finir, j’avais trouvé la cuisine bonne et classique et la carte des vins… superbe !

  9. Carine dit :

    Dominique, non je ne suis pas si étonnée d’avoir des commentaires 1 an après, car ce resto fait toujours autant parler de lui et attire toujours autant voir de plus en plus de monde (même si je trouve ça injustifié), donc toujours autant de recherches sur internet.
    Je suis assez d’accord avec vous sur la difficulté des restaurateurs à gérer l’affluence de clients surtout un samedi soir, mais sachez que c’est le genre « problème » que je pardonne très facilement lorsque la cuisine est à la hauteur 1. des prix affichés, 2. de la réputation ou de la prétention de l’adresse.
    Disons que sur cette dernière expérience au Paul Bert c’était un ensemble de choses qui n’allaient pas.
    Je ne suis pas surprise que vous ayez trouvé la cuisine bonne et classique, car je ne cherche pas à dire le contraire dans mon billet, lorsque je dit « pas si mauvaise » :) . Je dis juste que par rapport aux prix et la réputation de l’endroit c’est une honte. Tant mieux et encore heureux qu’ils se rattrapent sur les vins :) .
    Et surtout, je ne peux que vous conseiller d’autres adresses dans la même rue comme le Temps au Temps, ou le même quartier comme l’Ébauchoir (tous 2 sur ce blog) où vous aurez une bien meilleure cuisine pour moins cher ou pour un prix équivalent.

  10. Moi, j’adore cette adresse, parce que je trouve justement que le rapport qualité-prix est très bon. Mais ça, c’est parce que j’y vais… au déjeuner en semaine ! Le menu y est à 16 € pour entrée-plat-dessert… pas mal, non ? Et moi qui aime habituellement la cuisine créative, j’apprécie au Paul-Bert d’y retrouver les traditions de la cuisine française classique et traditionnelle.
    Sinon, au Bistrot du Peintre, un jour, j’ai eu une limace dans ma salade, ça m’a franchement refroidie, je n’y suis plus retournée depuis (même si, ça prouve la fraîcheur du produit, on n’en demande pas tant !).
    Heureusement, tous les goûts sont dans la nature.
    Et moi, je le trouve bien écrit, votre article !

  11. Carine dit :

    Merci :)
    Merci également pour votre commentaire qui est tout à fait juste, car en effet comme je l’ai dit, ce Bistrot n’est pas si mauvais, mais beaucoup trop cher pour le soir et surestimé de façon générale. En effet 16€ le midi en semaine c’est un bon rapport qualité prix, mais c’est surtout à peu près aligné avec les autres restos du quartier comme ceux dont je parle à la fin du billet. Pour ma part les rares fois où je suis chez moi en semaine, je préfère profiter du temps au temps, du vieux chêne et surtout de l’Ébauchoir pour le même prix à 2 € près (autour de 18 € si ça n’a pas augmenté). Mais il en faut pour tous les goûts, sinon on s’ennuierait et on aurait pas le plaisir d’échanger des avis !
    Pour ce qui est du Bistrot du Peintre, je confirme, j’ai même du remettre à jour le billet que je lui avais consacré, quel dommage : http://www.unchatencuisine.com/restaurants/le-bistrot-du-peintre-366
    Du coup je me rends compte que je devrais faire un update ici aussi :)
    Autre Bistrot du coin que je recommande fortement et que je ne connaissais pas encore quand j’ai écrit ce billet : Chez Mamy, Rue Jules Valles, derrière le Chardenoux :)