Tajines

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Voilà trop longtemps que je n’ai pas parlé de livre de cuisine sur ce blog, alors pour ne pas dénoter de mes derniers billets sur Essaouira, ses spécialités et restaurants, je vais vous parler rapidement de Tajines de Ghislaine Danan-Benady. Un livre court, comme je les aime, qui propose une cinquantaine de recettes de tajines variés de légumes, viandes, poissons et volailles, illustrées de belles photos et surtout très simplement expliquées, le plus important pour donner envie de se lancer :).

Un de ces livres à thème, comme il en sort des dizaines par saisons, à tel point qu’on fini par ne plus leur trouver grand intérêt, tellement on a l’impression de voir toujours les mêmes recettes… Sauf que celui là c’est le mien, déniché lors d’une balade au drugstore Publicis il y a plusieurs années, à l’époque où ce genre de livre n’était pas encore dupliqué à la chaîne dans toutes les éditions ; un peu avant que tout le monde se découvre une grande passion pour la cuisine, les émissions TV, les kits-coffrets à thèmes, les boutiques spécialisées tendances, etc… C’est surtout un livre dont j’avais besoin, moi qui ne connaissais pas grand chose aux tajines, mais que je j’avais très très envie de découvrir :).

Une bonne entrée en matière donc qui explique clairement et brièvement les origines de ce plat, son nom provenant de son contenant, son mode de préparation traditionnel sur feu de charbon, ses applications et aussi son évolution. En effet, j’ai vite intégré le paragraphe qui précise qu’un tajine peut se préparer sans complexe, dans un faitout sur gazinière ou plaque électrique, comme c’est le cas dans bon nombre de cuisine même au Maroc de nos jours…

Libérée donc de l’idée de ne pas être équipée correctement, voilà comment je me suis lancée dans le monde merveilleux des tajines, en développant très vite des préférences ; comme pour le tajine de courgettes à la tomate, le tajine de thon au choux, le fameux tajine d’agneau aux aubergines ou encore le tajine de poulet aux pois chiches… Mais mon préféré reste sans nul doute le tajine de poulet aux figues, curcuma, gingembre et cannelle, grâce auquel je me suis sentie assez rapidement alaise avec la recette pour y mettre ma touche perso en remplaçant le poulet par du canard :)…

Parce que c’est à cela qu’on reconnaît un bon livre de cuisine, c’est lorsqu’il est assez simple pour permettre de lire la recette, de s’en imprégner et de le refermer pour réaliser le plat à sa propre sauce !

Tajines de Ghislaine Danan-Benady
Editions Solar

Le Triskala Café, une expérience unique à Essaouira

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Nous l’avions repéré en tête du classement de Trip Advisor toute au long de notre séjour à Essaouira, intrigués par les différents descriptifs et commentaires, se disant d’un côté qu’il fallait à tout prix l’essayer, se demandant de l’autre, si ce n’était pas un peu surfait… Et bien il aurait été dommage de repartir sans l’avoir testé !

Le Triskala est un café restaurant à la fois atypique et fidèle à ses murs, un de ces endroits que l’on est enchanté de découvrir, tant par l’effet de surprise qu’il procure, que par sa cuisine et son concept rassurants.

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Niché sous les voûtes d’une ancienne église anglicane réactualisées par les bas relief d’un artiste contemporain, ce café au concept babacool propose une carte veggie-fusion à base de produits bio, locaux et ultra frais !

D’abord accueillis par la patronne, venue s’asseoir avec nous sur les canapés, pour nous expliquer l’esprit du restaurant et sa carte adaptée au marché du jour ; c’est sur une playlist Rock-blues 60 – 70’s que nous avons dîné et sous les regards de ses icônes accrochées aux murs, telles que David Gilmour, Jimi Hendrix, Bob Dylan, etc…

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Côté assiette, on commence par nous offrir une mise en bouche de bienvenue, avec avec un pain bio maison aux herbes, aux épices et aux carottes, accompagné d’une petite tapenade d’olives vertes, simple, sain et bon :).

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Une salade d’inspiration grecque en entrée, avec du houmous et des feuilletés torsadés aux herbes maison, très fraîche et un sublime taboulé d’orge.

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J’ai enchaîné avec une assiette végétarienne (mini courgettes gratinées aux fruits secs, bavarois de poivrons et gaspacho), tout en louchant sur le burger de la mer de mon chéri (crevettes grises, aubergines, dans un pain de polenta et spaghettis de courgettes crus)…

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Finale en beauté avec un banoffee en verrine pour le dessert, biscuit, banane, caramel crémeux et crème à la vanille façon crème pâtissière locale, onctueuse et légère… A laquelle la tarte au noix de mon chéri n’avait rien à envier…

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Conclusion avec un thé parfumé spécial Essaouira à base de menthe, rose, gingembre et d’un certain nombre d’autres épices que je n’ai pas toutes retenues, mais qui lui donne un goût si particulier, à mi chemin entre plantes rafraîchissantes et médicinales :).

En résumé, une expérience unique, pleine de charme et de saveurs, à ne rater sous aucun prétexte !

Triskala Café
Rue Touahen | Médina
44000 Essaouira
Maroc
+212 6 55 58 51

Photos : Trip AdvisorCarine Cilia Food Reporter

Galette des rois, frangipane pistache à la rose

Cela faisait un moment que je voulais essayer la rose dans la galette des rois, je ne sais pas pour quoi j’ai hésité si longtemps alors que tout le monde sait que la rose se marie à merveille avec l’amande, mais aussi avec la pistache.

Aucun risque, donc, avec une frangipane pistache à la rose, ça aurait été bien bête de ne pas le tenter, ce n’est tout de même pas comme si ça prenait 4h à faire…

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Seule chose à ne pas négliger dès qu’on utilise la rose dans une recette sucrée : le dosage. Le dosage de l’arôme bien sûr, mais aussi le dosage du sucre, car le sucre étant un exhausteur de goût, un dessert sur-dosé à la fois en rose et en sucre, peut très vite donner la sensation d’avaler du parfum et pas le meilleur :).

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Dernière chose importante, le choix de l’arôme en lui même, qui se trouve facilement en épicerie orientale : préférez l’eau de rose à base d’arôme naturel, au petit flacon d’arôme concentré qui contient le plus souvent du parfum de synthèse, bref lisez bien les étiquettes quoi !

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A part ces quelques détails, la galette à la rose c’est super facile, comme toutes les galettes à la frangipane en fait, enfin tant qu’on ne fait que la frangipane, mes respects à ceux qui font leur pâte feuilletée eux-mêmes, je n’ai pas encore trouvé le temps… Donc pour le choix de la pâte feuilletée toute prête, préférez une grande marque à la marque distributeur !

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Ingrédients pour 1 galette de 8 à 10 parts

  • 2 rouleaux de pâte feuilletée
  • 50 grammes de beurre
  • 150 grammes de sucre glace ou 100 grammes de sucre semoule
  • 50 grammes de poudre d’amande
  • 100 grammes de poudre de pistache (en épicerie orientale aussi)
  • 2 œufs + 1 jaune
  • 2 bonnes cuillères à soupe d’eau de rose

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Préparation :

Pour la frangipane :

  • Mélangez le beurre mou, le sucre, les poudres d’amande, de pistache et les œufs entiers dans un saladier jusqu’à obtenir une pâte homogène.
  • Ajoutez progressivement l’eau de rose en mélangeant et en goûtant au fur et à mesure, ajustez les doses si besoin selon votre goût.

Pour le montage :

  • Déroulez la première pâte feuilletée dans un grand moule à tarte en gardant le papier sulfurisé entre la pâte et le moule.
  • Répartissez la garniture sur la pâte, n’oubliez pas la fève !!!
  • Déroulez la 2éme pâte feuilletée pour couvrir l’ensemble, soudez les bords des deux pâtes en formant un boudin, dessinez une rosace ou des croisillons avec la pointe d’un couteau à la surface.
  • Enduisez la galette avec le jaune d’œuf battu à l’aide d’un pinceau alimentaire.
  • Mettez au four thermostat 200 pendant 40 min.
  • Dégustez tiède.

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Cours de cuisine indienne, Ecole d’Alain Ducasse, Noël avant l’heure

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de gagner un cours de cuisine indienne à l’Ecole d’Alain Ducasse, grâce à ma participation à un concours sur le site Beendhi. Etant donné mon très fort intérêt pour la cuisine indienne et pour le travail de Beena qui dirigeait ce cours, je dois dire que ce vendredi de début décembre a eu un petit parfum de Noël avant l’heure !

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C’est justement un plat de fête que Beena avait choisi de nous enseigner, un plat faisant partie de la famille des biryanis, parmi mes préférés de la gastronomie indienne ! Un biryani de pintade en plus, une volaille que j’apprécie particulièrement, autant dire un vrai bonheur :).

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Pour ceux qui ne connaissent pas le biryani et pour le définir en quelques mots, il s’agit d’un plat de viande, de poisson ou même simplement de légumes, marinés dans un mélange d’épices spécifiques (du même nom), cuit et mélangé à du riz pilaf. Quelque chose de très simple, mais surtout très raffiné, que j’apprécie particulièrement pour son côté parfumé et parce qu’il ne s’agit pas d’un plat en sauce, contrairement à l’image stéréotypée et surtout un peu erronée que les français se font de la cuisine indienne :).

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Pour plus de détails et quelques bonnes recettes, je vous laisse consulter le site de Beena, ou l’un de ses livres, dont Inde intime et gourmande, que je ne cesse de recommander, pour le magnifique voyage culinaire et culturel qu’il constitue.

C’est un « montage » traditionnel du Biryani que Beena nous a présenté, à savoir une succession de couches de riz cuit façon pilaf, alternées de cette fameuse préparation de viande marinée aux épices (et cuite),  dans un plat à gratin passé ensuite au four pour terminer la cuisson. Bien entendu la version rapide, riz pilaf et viande cuite mélangés dans la marmite, marche aussi :).

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Ce menu était complété par une délicieuse soupe froide de carotte au yaourt et cardamome en entrée, un raïta ananas et pomme verte en accompagnement et une exquise mousse de mangue et chantilly au jasmin en dessert !

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Entre deux cuissons nous avons eu aussi droit à de très belles démonstrations de la préparation du Ghee (beurre clarifié) et du thé chaï pour se désaltérer.

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Merci Beena pour cet avant goût de Noël aux saveurs indiennes si parfumées, subtiles et délicates, dans ce sympathique cadre de l’Ecole Alain Ducasse, un beau cadeau de fin d’année, non ?

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P.S. : Il y a aussi plein d’autres idées cadeau autour de l’Inde très sympa sur Beendhi-shop.com !

Tajine de boulettes de sardines

J’en ai beaucoup rêvé après l’avoir vu  à la télé, je l’ai longtemps cherché tout au long de mon week-end à Essaouira et je l’ai enfin trouvé ! Puis en me souvenant de ce que j’ai mangé, en revisionnant l’émission de Cyril Lignac et en compilant quelques recettes du web, voici enfin mon Tajine de boulettes de sardines !

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Photo : Kelly Stonelake

Bon soyons clair, sur la recette en elle même, je n’ai pas réinventé l’eau chaude, c’est une recette très traditionnelle de la région d’Essaouira, cette petite ville portuaire qui m’a tellement charmée… Mais j’ai plus travaillé l’association d’un accompagnement inhabituel, dans un esprit un peu cuisine fusion, comme au Triskalla, avec des spaghettis…. de courgettes ! Fusion, parce que ces boulettes de sardines cuites dans de la tomate moulinée, me font évidemment un peu penser à mes boulettes de viande siciliennes, qu’on mange chez moi avec des pâtes ! Du coup j’ai même pousser le délire jusqu’à servir ces boulettes aussi avec un panaché de spaghettis de courgettes et de vraie pâtes… à l’encre de seiche !

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Une fusion cuisine orientale – cuisine italienne ? Oui, mais une fusion on ne peut plus légitime si je puis dire, au regard de certains écos que j’ai eus récemment sur les véritables origines des pâtes : la Mésopotamie et le monde arabe :).

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    Photo : Kelly Stonelake

    Ingrédients pour 4 personnes

    • 1 k de de filets de sardine frais ou surgelés à défaut
    • 8 grosses tomates
    • 1 grosse botte de persil
    • 3 gousses d’ail
    • 100g de riz
    • 1 citron
    • 1 grosse cuillère à café de paprika
    • 1 grosse cuillère à café de cumin
    • 1/2 cuillère à café de piment (facultatif)
    • 1 cuillère à soupe d’huile neutre
    • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
    • Une cuillère à café de sucre
    • Sel, poivre

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    Préparation

    • Faîtes revenir 1 gousse d’ail pressée (au presse ail) dans un faitout avec l’huile neutre.
    • Pelez, épépinez les tomates, coupez les en petits dès, ajoutez les à l’ail avec le sucre, le sel et le poivre, puis laissez mijoter.
    • Pendant ce temps, hachez les filets de sardine (au robot ou la moulinette de Mémé:)) avec le persil (3/4 de la botte), le sel, le poivre, le piment, le jus du citron,2 gousses d’ail pressées et les épices (j’ai utilisé un mélange d’épices à poisson ramené d’Essaouira à la place du cumin et du paprika).
    • Ajoutez l’huile d’olive et le riz aux sardines hachées, mélangez à la fourchette jusqu’à ce que la farce soit homogène.
    • Formez des boulettes de la taille de votre choix (il faudra adapter le temps de cuisson selon la taille).
    • Déposez délicatement les boulettes dans le faitout, laissez cuire couvert à feu moyen en remuant de temps en temps et  retournez les délicatement à mi-cuisson. Ajoutez éventuellement de l’eau en cours de cuisson, la tomate  ne doit pas sécher. Parsemez avec le 1/4 de botte persil restant ciselé au moment de servir.

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    Note
    Si vous réalisez ce tajine dans un vrai plat en terre traditionnel directement sur le feu, pas besoin de faire revenir l’ail et la tomate au préalable, vous pouvez tout mettre à cuire en même temps. Vous pouvez ajouter des lamelles de poivrons au dessus des boulettes avant de couvrir.  Certaines recettes contiennent également des oignons dans la tomate. Une fois les boulettes placées dans le faitout, le temps de cuisson varie selon la taille que vous leur avez donnée, entre 30 et 45 min (je préconise de faire des boulettes moins grosses que celles de mes photos, elles ont eu tendance à se défaire). Il est important que les tomates fassent comme une sauce, ne pas hésiter à en mettre plus que la dose indiquée si elles ne sont pas assez grosses. Si vous utilisez de la tomate concassée en boîte, il vaut mieux qu’elle soit déjà bien cuite avant de mettre les boulettes dedans. Pour les spaghettis de courgettes, je me suis amusée avec mon nouveau joujou, ça prend vraiment 5 minutes à faire :).

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    Photo : Kelly Stonelake

    Essaouira la blanche, Essaouira la gourmande

    Je suis enfin allée à Essaouira, depuis le temps que j’en rêvais, 7 ans à vrai dire, depuis un premier voyage au Maroc (un tour villes impériales et désert). Nous étions revenus de ce voyage avec une seule chose en tête, y retourner, mais plutôt au bord de mer que nous n’avions pas fait et à Essouira tout particulièrement. C’est clair que ce petit St Tropez pittoresque et baba cool marocain nous a attiré dès les premières images et documentaires que nous avons vus.

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    Il y a donc longtemps que je voulais faire ce voyage, mais je n’avais pas mesuré à quel point nous allions bien mangé, du petit café berbère familial au restau végétarien baba fusion, en passant par le café lounge en terrasse surplombant la mer et les petits et grands restau traditionnels, exposés sur les remparts ou planqués en pleine médina.

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    Il faut dire qu’un petit port de pêche, dans une région aussi typique et traditionnelle, ne pouvait pas décevoir les fans de poisson que nous sommes. De bons produits, cuisinés par des gens heureux de faire découvrir leur culture culinaire, des gens qui prennent le temps, au rythme de la douceur de vivre d’une médina aussi charmante que petite et authentique.

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    Ainsi j’ai pu être bluffée dès le premier dîner par la finesse d’une tranche de mérou cuite à la perfection au Taros, le bar-restaurant lounge dont la terrasse bénéficie de la meilleure exposition en hauteur au bord de mer. Une prouesse à mon sens, je n’avais jamais mangé de mérou aussi bon simplement grillé, vu que c’est poisson dont la densité de la chair nécessite souvent une sauce, souvent mal mis en valeur dans les préparations des restaurants qui s’aventurent à le cuisiner.

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    Et ce n’était que le début d’un week-end gastronomique qui n’en finissait pas de nous régaler, comme ce tajine de poisson à la Licorne, un restaurant sur les remparts au cadre traditionnel et à l’ambiance chaleureuse. Mais c’est le dessert qui m’a laissé un souvenir encore plus mémorable avec cette « crêpe Suzette » sans alcool, juste travaillée au jus d’orange frais transformé en sirop onctueux et goûteux, un délice !

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    Pour ce qui du petit restau traditionnel planqué dans une ruelle insoupçonnée de la médina ; c’est sur le terrain le plus délicat me concernant qu’il nous a agréablement surpris : je n’envisageais pas de passer un week-end dans un port de pêche marocain sans manger un couscous au poisson, qui est à la base une spécialité tunisienne, ceci dit très bien cuisiné au Maroc. N’en trouvant pas sur la carte de la plus part des restaurants, nous avons fini par demander conseil à la réception du charmant riad où nous logions. Le personnel très attentionné s’est empressé d’aller voir le petit restaurant traditionnel de la ruelle d’à côté, M’riste Jouhar, pour revenir nous demander vers quelle heure nous souhaitions déguster notre couscous ! C’est donc un couscous au poisson sur demande que nous avons eu le plaisir de goûter, dans une version typiquement marocaine. C’est à dire que j’y y ai retrouvé la grande variété légumes que dans ma recette familiale à la viande d’origine tunisienne, tandis que les légumes du couscous au poisson à la tunisienne sont en général plus limités (courgettes, poivrons, pomme de terre…). Garnie de beaux morceaux de lotte, couronnée de raisins secs et oignons caramélisés, arrosée d’un bon fumé de poisson comme il se doit, bref cette version marocaine n’avait rien à envier à sa cousine tunisienne et que j’avais déjà eu l’occasion de goûter chez Fatéma Hal lors d’un dîner de réveillon.

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    Un couscous aussi bon que copieux, mais aussi digeste, puisqu’il nous a laissé juste la place pour déguster une délicieuse soupe Haïra et un tajine… de sardines 🙂 le soir même au Sirocco, joli restaurant dans la rue même du riad au décor soigné et à la cuisine typique.

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    Mais nous ne nous sommes pas seulement faits servir durant ce séjour, nous avons aussi mis la main à la pâte, tant qu’à faire ! 🙂 Et lorsqu’on aime faire la cuisine et qu’on apprécie autant la gastronomie marocaine, à Essaouira, on va à l’Atelier Madada profiter des conseils bien-veillants de Mona et Nour-eddine, dans un cadre fort sympathique, entre modernité et tradition. Ainsi j’ai pu perfectionner ma technique de la Chakchouka (salade cuite de poivrons et tomates), que je connaissais aussi sous sa forme tunisienne (avec des oignons en plus). Mais la vraie leçon, fut sur le tajine d’agneau aux carottes et tomates caramélisées, un plat d’une finesse insoupçonnée ; cuit sur le gaz dans un vrai plat à Tajine, à l’inverse de ceux que je fais avec les moyens du bord en général chez moi, dans un faitout sur induction, avant de servir dans le plat en terre.

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    A savoir que le tajine en faitout n’est pas une hérésie, mais nécessite simplement de faire dorer un peu les ingrédients avant laisser cuire à couvert ; contrairement à la cuisson en plat en terre, que l’on peut mettre directement couvert sur le feu pour laisser agir la vapeur lentement. Bref un petit tour au marché pour faire le plein d’épices chez le fournisseur préféré de l’atelier pendant que notre Tajine mijotait justement et c’était pile le bon moment pour revenir déguster notre œuvre ! Une matinée très sympathique donc, un grand merci à nos hôtes pour nous avoir transmis leur savoir faire avec autant de passion et de gentillesse.

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    Après autant de travail :), il nous fallait un endroit très détente, pour se la cooler douce à l’occasion de notre dernier dîner à Essaouira. On ne pouvait pas trouver mieux que le Triskalla café, installé sous les voûtes d’une ancienne église anglicane et dont les pierres ont été taillées plus récemment en bas relief par un artiste contemporain. Déco et ambiance babacool, fond musical assorti :), côté carte, c’est une cuisine veggie-fusion surprenante qui nous a enchantés, à base de produits frais, bio et locaux ! Ca fait envie hein ? Je vous livrerai plus de détails dans une chronique très prochainement :).

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    Pas question de quitter cette petite ville portuaire sans en profiter jusqu’au bout et surtout sans avoir goûté au fameux tajine de boulettes de sardines présenté par Cyril Lignac dans l’une de ses émissions quelques semaines avant :). Il nous restait encore quelques heures avant le décollage et un déjeuner pour s’exécuter :). Seulement voilà, comme le couscous au poisson, bien qu’étant un plat traditionnel de la région, ce tajine était quasiment introuvable à la carte des nombreux restau du port et de la médina. Je ne dis pas que nous prétendons avoir exploré Essaouira dans ses moindre recoins en moins de 5 jours, mais bon…. C’est au petit Café Berbère, que Nour-eddine de l’Atelier Madada, nous avait indiqué la veille, qu’on nous a gentillement préparé ce plat, là aussi à la demande ! Un petit tour au marché au poisson juste à côté pour vérifier qu’il y avait bien des sardines à la criée ce jour là :), ça a bien failli louper, jusqu’au dernier moment où une caisse est sortie par miracle sur un étalage… Et moins de 2h après, voilà le travail…

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    Pour retrouver ma version de cette recette, ça se passe ici.

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    Un régal évidemment (recette à venir également sur ce blog :)), mais surtout une succulente façon de clôturer ce séjour gourmand, qui a eu je dois dire un certain goût de magie, surtout lorsqu’on regarde cette vue à 360 ° sur la mer et la médina depuis la terrasse de notre riad :

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    Ah j’ai failli oublié un détail qui a amplement contribué à l’enchantement de ce séjour : l’omniprésence des chats, en liberté, nourris, soignés et respectés par les habitants. Des chats, pas vraiment domestiques, mais pas du tout sauvages ni craintifs, tellement habitués à ce qu’on les laisse en paix, que même notre objectif insistant n’a pas dérangé cette maman avec ses petits dans leur bain de soleil 🙂

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    Global Gâchis, le scandale mondial du gaspillage alimentaire

    Petit post inopiné pour vous parler en vitesse de Global Gâchis, un film qui je l’espère, va secouer un peu les puces des sur-consommateurs inconscients et irresponsables que nous sommes.

    Le gaspillage alimentaire ou plutôt le scandale mondial du gaspillage alimentaire, ça fait quelques temps qu’on en entend parler, mais pas assez apparemment.

    Pour résumer le phénomène en quelques chiffres : entre 95 et 115 kilos de nourriture gaspillée par individu et par an sur l’Europe et l’Amérique du Nord et pendant ce temps, dans les restes du monde… Pour la faire courte, ce que jettent les pays occidentaux pourrait nourrir 7 fois la population qui a faim dans le monde ! Pour les détails, je vous invite à regarder le film diffusé sur CANAL+ le 17 octobre et à aller faire un tour sur le site dédié.

    Perso, je ne soupçonnais pas que le phénomène pouvait atteindre un tel délire, surtout que je pense, enfin j’espère, être à des kilomètres de ça dans mes habitudes alimentaires quotidiennes… En effet, pour ma part, je ne jette jamais rien, ou du moins j’essaye. C’est à dire qu’à moins d’oublier une denrée très périssable (type viande ou poisson crus par ex.) dans le frigo au point de dépasser la date de péremption de façon déraisonnable, je ne jette rien. Quand je parle de dépasser  la date de péremption de façon déraisonnable, je veux dire que je ne fais pas partie de ces gens qui s’imaginent que les bactéries attendent impatiemment 0h00 du jour limite indiqué sur l’emballage d’un aliment, pour sauter dans l’aliment en question ! Je ne vous parle même pas des gens qui s’amusent à jeter tout ce qui se rapproche de sa date de péremption, 1 ou 2 jours avant, ceux-là, allez vous faire soigner….

    Un truc essentiel, j’ouvre l’emballage ou le contenant, je sens (j’ai l’avantage d’avoir un odorat fin, ça aide), au pire je goutte. C’est aussi simple que ça. Ca m’est déjà arrivée de consommer des produits 1, 2 jours voir plus selon le type d’aliment, après la dite « date limite »,  je ne me suis jamais rendue malade ! Quelques jours voir plus, surtout que quand il s’agit de Yaourts par exemple, vous l’avez surement déjà entendu, jusqu’à 3 semaines de dépassement facile, vous pouvez y aller ! Déjà testé presque 1 mois sans faire gaffe en fait, pas de souci, surtout que c’est le genre de truc qui se sent direct si c’est plus bon.

    Tout ça pour dire qu’il faut arrêter d’être stupidement conditionné par les codes et normes de la grande conso et se fier un peu à ses sens et surtout à son bon sens.

    Le problème, il est vrai, c’est que les efforts que nous pouvons faire individuellement dans notre cuisine, ne sont que la partie visible de l’iceberg, par le consommateur. Pour la face cachée, donc la plus importante, c’est sur toute la chaîne de production alimentaire que ça se passe… des légumes ou des œufs, par exemple, qui partent direct à la poubelle avant d’avoir une chance d’être commercialisés parce qu’il n’ont pas la bonne forme ou la bonne couleur, le délit de sale gueule proprement dit… Des grandes surfaces qui remplissent des containers d’ordures de produits encore emballés, légèrement cabossés, ou un peu proches de leur date de péremption, etc…

    Je ne vais pas rentrer dans les détails ici, c’est le rôle du reportage, moi j’écris ce billet surtout pour affirmer mon adhérence à la cause et tenter de sensibiliser qui je peux à mon échelle.

    Ne rien jeter donc, c’est la base et pour la cooking addict que je suis, ça veut dire évidemment recycler les restes de vos plats cuisinés. Ce que j’évoque déjà dans certaines recettes et que je vous propose de retrouver avec ces petits rappels :

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    Clafoutis salé aux saveurs du sud, à base de reste de tomates à la provençale, faisable avec d’autres légumes type choux fleurs, champignons, courgettes, petits pois, et  j’en passe… ou comment recycler en 5 min vos restes de légumes ! C’est fou ce qu’on peut faire en cassant 4 œufs dans un plat, touillés avec tout ce qui peut vous tomber sous la main pour assaisonner…

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    Rillettes de saumon, radis noir, pomme verte et jus de Yuzu, ou comment donner une seconde vie à un reste de saumon cuit, ou trop cuit, que vous avez laissé parce qu’au final il était pas terrible ou parce que vous vous êtes juste loupés sur la préparation, ou parce qu’il y en avait trop 🙂 Comme quoi parfois il suffit juste de ré-assaisonner et de recomposer :).

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    Compote pomme-poire au miel, badiane et cardamome. Vous avez trop fait traîner vos fruits, la peau commence à se flétrir et se recouvre de tâches disgracieuses, il ne sont plus présentables ? Faîtes en des compotes ! Pire certaines parties de la chaire commencent à être atteintes, impossible de croquer dedans, poubelle directe ? Faîte un effort, nettoyez les, récupérer les bons morceaux, pour des compotes ou des salades de fruits, ça fait largement l’affaire !

    Bref, une démonstration simple en 3 recettes pour changer les mauvaises habitudes et encore, je vous jure qu’il y a encore bon nombre de recettes de ce blog que j’ai réalisées avec des restes, je ne vais pas toutes les citer, mais il suffit encore une fois, de voir plus loin que le bout de sa poubelle, mais surtout de faire un peu d’effort… Ces 3 recettes participent au concours Global Gâchis sur la page Facebook des Documentaires CANAL+ . Vous serez mignons si vous votez pour moi, il y a un cours de cuisine à gagner, vous avez le droit de voter pour les 3 bien sûr ! 🙂 Vous pourrez également retrouver ces recettes sur le site internet à la rubrique Anti-gaspi / Recettes.

    Et pour montrer qu’il n’y a pas que nous petits consommateurs qui devons nous y mettre et que beaucoup d’efforts restent à faire du côté de la grande distribution, CANAL+ et Tristram Stuart organisent un grand banquet, ce samedi 13 octobre à 13h sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris. Au menu, un repas gratuit, préparé à base de légumes et de fruits disqualifiés destinés à être jetés : carottes tordues, pommes de terre difformes et autres produits frais, soit disant pas « beaux », mais parfaitement consommables !

    Alors rendez-vous le 13 octobre sur parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, le 17 sur CANAL+ et tous les jours dans votre cuisine (et votre marché ou super marché) pour cumuler les efforts éco-responsables et éco-citoyens !

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    Global Gâchis
    Le scandale mondial du gaspillage alimentaire

    90 minutes
    Un film d’Olivier Lemaire Écrit par Maha Karrat et Tristram Stuart
    Sur une idée originale de Jean-Marie Michel
    Produit par CAPA

    Avec la participation de CANAL+

    Diffusion le mercredi 17 octobre 2012 à 20H50

    Mistouille a eu 4 ans…

    Mistouille a eu 4 ans et horreur, malheur, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, c’est bien la première année que j’oublie son anniversaire, le jour même. Enfin si je sais ce qu’il s’est passé, les jours et les semaines passant une vitesse fulgurante, j’y ai bien pensé quelques jours avant et… seulement quelques jours après….

    Oups…

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    Est-ce pour autant que je pense moins à lui, ou une conséquence du fait qu’il occuperait moins de place dans notre vie ? Évidemment non ! Juste le temps qui passe trop vite, beaucoup de choses à faire, bref, Mistouille a eu 4 ans le 28 juin et j’ai zappé ce jour en question !

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    Sinon à part ça, c’est toujours autant de bonheur de l’avoir avec nous, toujours autant de câlins, de ronrons, de bêtises, de jeux, de farces et toujours cette présence qui occupe tant de place dans la maison, avec ses avantages et ses inconvénients. Parce que c’est ça d’avoir un chat, c’est bien sûr les coup de griffes sur les meubles (même si Mistouille ne fait presque aucun dégât, presque :)) et les poils en saison… Mais c’est aussi et avant tout, l’omniprésence d’une créature aussi curieuse qu’affectueuse, ces airs pensifs pour lesquels on donnerait cher pour savoir ce qu’ils signifient, ce besoin d’être le plus souvent avec nous et à notre contact, ces miaulements qui nous accueillent lorsqu’on rentre à la maison…

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    Mistouille c’est presque 2kg de croquettes par mois et 7kg de litières, mais surtout 5,8 kg (il en pesait 6,6 fut un temps) d’amour et d’affection que je peux mesurer notamment lorsqu’il fait la sieste sur moi dans le canapé 🙂 Et tous ces câlins ponctuels comme celui qu’il en train d’improviser au moment même où j’écris ce billet :).

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    Tout ça pour dire que 4 ans, ça compte et que c’est peut-être pour ça qu’on a tendance à oublier de compter les années, tout comme on ne compte pas ce qu’il peut nous coûter, comme lui ne compte pas l’affection qu’il nous donne et vice versa.

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    Bref, c’est un peu comme si il avait toujours été là, c’est un membre à part entière de la famille, un être à part et particulier et même si c’est une responsabilité et des obligations, au bout de 4 ans on peut dire que c’est toujours sans regrets !

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    Tartare de courgettes et carottes à la menthe

    Il nous fallait bien quelque chose de frais à déguster avec ce petit Sylvaner qui nous a été offert par les Vins d’Alsace au Gros Resto Food Reporter n°10, dont le thème était Alsacez votre table. Comme pour beaucoup de vins blancs, c’était forcément du poisson ou des crustacés qui s’accorderaient le mieux avec ce breuvage, comme mes crevettes poêlées au pastis (au vin blanc ça marche aussi :)), que je sers habituellement avec un tartare de fenouil et pomme verte. Mais, pas de fenouil ni de pommes en réserve ce jour là, donc improvisation du moment : courgettes et carottes, que je n’avais de toute façon pas envie de cuire. On est donc resté sur du tartare et ça tombe bien, parce qu’on ne profite pas assez de la courgette crue, alors que bien assaisonnée, c’est tellement bon.

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    Ingrédients pour 4 personnes

    • 2 courgettes moyennes bien fermes avec leur peau
    • 2 carottes épluchées
    • 4 belles branches de menthe
    • Le jus de 2 citrons
    • Sel, poivre

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    Préparation

    • Hachez les feuilles de menthe finement avec la fonction mixer d’un robot, puis séparément les courgettes (très brièvement pour ne pas faire de la purée) et les carottes. Si vous n’avez pas de robot, optez pour la technique traditionnelle au couteau, ce sera juste plus long.
    • Mélangez tout dans un saladier avec le jus de citron, le sel et le poivre.
    • Servez un peu frais avec les crevettes poêlées au pastis et un bon vin blanc d’Alsace, type Riesling ou Sylvaner !

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    Note
    Ce tartare peut se servir seul en entrée ou en apéro sur des tartines, avec des crustacés, du saumon fumé ou même du poisson blanc, mais aussi en accompagnement d’un plats légers comme avec ces crevettes au pastis. Entrée ou plat tout est question de quantité. Les proportions d’ingrédients que je donne ici feront un bon saladier, il en restera donc si vous le servez en entrée, mais ce tartare ce garde plusieurs jours au frigo puisque cuit dans le citron.

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    Saravanaa Bhavan, Best of India

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    Il est vrai que depuis la fermeture à deux reprises de mon petit indien de quartier j’ai eu bien du mal à trouver le restaurant indien idéal, même à Paris. Il y a bien le Jaïpur Palace que j’ai redécouvert il y a peu de temps, mais ça j’y reviendrai plus tard, c’est un vieux coup de cœur :)….

    En attendant, heureusement que Beena a eu la bonne idée de recommander le Saravanaa Bhavan sur son blog, parce que si je ne devais écouter qu’une seule personne en matière de conseil de resto indien, ce serait elle bien sûr !

    Et c’est ainsi que lorsqu’il a été question d’organiser un 9ème gros resto Food Reporter sur le thème de l’une de mes gastronomies préférées, je me suis empressée d’insister lourdement pour qu’il se fasse à cette adresse, sans même l’avoir testé au préalable :).

    Et là bien évidemment, aucune déception, que de bonnes surprises, une soirée réussie avec des mets qui ont fait l’unanimité si on en juge par les posts et notes sur Food Reporter, mais attention, Saravanaa Bhavan c’est en fait 2 enseignes, explications :

    Saravanaa Bhavan est à l’origine une chaîne de restaurants en Inde mais aussi dans le monde, qui a le mérite de servir une cuisine authentique, faite à base de produits frais, même ultra frais, exécutée dans les règles de l’art, selon une charte de qualité et d’hygiène stricte, établie par des fondateurs passionnés.

    Saravanaa Bhavan est à la base un restaurant végétarien, mais c’est dans son annexe non végétarienne, Best of India, située à la même adresse près de la gare du Nord, que nous avons été accueillis pour ce gros resto n°9. Et là, surprise fortement appréciée par l’assemblée de food reporters, nous avons eu le choix entre la carte végétarienne du resto d’à côté et la carte classique, avec viandes et poissons donc, du Best of India.

    Une large collection de plats typiques donc, du sud et du Nord de l’Inde, qui nous a fait voyagé entre beignets, dosa, thali, vindaloo et autres spécialités, toutes aussi exquises les unes que les autres. Exquis, excellent, délicieux, voilà les critiques qui sont ressorties de ce dîner, qui a accordé les avis et les papilles d’une tablée de 25 personnes. Un seul bémol, pas gênant pour moi, mais qui peut l’être pour les palais les moins avertis : des plats qui sont dans l’ensemble très, voir très très pimentés, à l’image de nombreuses traditions culinaires en Inde, même si ce n’est pas une généralité et que l’on peut y trouver des recettes très douces. Lorsqu’on est vraiment novice en la matière, je recommande dans ce cas le Korma, qui est une valeur sûre dans ce domaine, avec la réputation d’être le plus doux des currys. Mention spéciale pour le lassi mangue et sa préparation à base de fruits frais marinée durant 24 h avec des épices, avant d’être mixée avec le fameux yaourt pour donner cette boisson si typique et indispensable à tout bon repas indien.

    Aucun doute à l’avenir donc, plus besoin d’aller à Londres pour toucher du bout du doigt, de la langue pardon, la VRAIE cuisine indienne, il y a juste à se rendre au Saravanaa Bhavan ou à franchir la porte qui se trouve juste à côté, pour y découvrir, le meilleur de l’Inde !

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    Saravanaa Bhavan – Best of India
    170, rue du Faubourg Saint-Denis
    75010 Paris
    01 40 05 01 01 – 01 40 05 06 06
    www.saravanabhavan.comwww.bestofindia.fr