Wok de chou-fleur façon thaï avec Interfel sur la journée Marmiton

Dimanche 15 mars c’est la 3ème journée Marmiton à l’Espace Pierre Cardin et j’aurai le plaisir d’y partager avec les visiteurs un moment de cuisine autour d’un thème qui m’est cher : les fruits et légumes !

Et pour ce genre de cuisine, quel meilleur partenaire qu’Interfel, l’Interprofession des Fruits et Légumes Frais, engagé pour la couleur et la bonne humeur dans l’assiette avec des fruits juteux et des légumes croquants à chaque saison ?

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Interfel sera présent sur ce bel événement organisé par Marmiton dans le cadre de sa nouvelle campagne «du plaisir à chaque saison», orientée sur la saisonnalité, la connaissance des produits, des métiers, des variétés,  la diversité des recettes, le plaisir de préparation et de consommation, ainsi que convivialité et le partage ! Bref tout ce qu’on aime sur ce genre de journée :).

JM

Et nous, je veux dire Cricri et moi, serons présentes sur le stand d’Interfel pour vous permettre de faire le plein de vitamines, de gourmandises et de bonne humeur autour de quelques démonstrations-dégustations de smoothies et wok de légumes, tout au long de la journée…

Au programme :

Tonik’smoothie au kiwi et Smoothie pomme-miel-clémentine par Cricri…

Quant à moi je vous concocterai un Wok d’endives à l’orange et mon Wok de chou-fleur façon thaï, dont voici en avant première la recette :

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Ingrédients pour 1 wok de 4 personnes

  • 1 chou-fleur d’environ 1,5 k
  • 2 grosses échalotes
  • 500 g de blancs de volaille émincés en petits morceaux
  • 3 belles tiges de citronnelle
  • 1 gros morceau de gingembre frais d’environ 7 cm
  • Piment frais selon taille et selon goût
  • 400 ml de lait de coco
  • 3 cuillères à soupe d’huile neutre
  • 1 citron vert
  • 2  ou 3 carottes pour la déco
  • Sel

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Préparation

  • Saisissez la volaille dans le wok avec une cuillère d’huile quelques minutes pour lui donner une coloration, salez, réservez.
  • Faites dorer les échalotes détaillées en petits morceaux dans le wok à feu vif avec une autre cuillère d’huile, lorsqu’elles sont bien blondes, faites les caraméliser avec un peu d’eau.
  • Pendant ce temps hachez la citronnelle, le gingembre et le piment, puis ajoutez les dans le wok. Faites revenir quelques minutes pour créer une pâte.
  • Ajoutez le chou-fleur (dont vous avez réservé les feuilles et 3 ou 4 bouquets) détaillé en petits bouquets avec le reste de l’huile, éventuellement préalablement blanchi pour une cuisson plus rapide, salez, mélangez. Lorsqu’il est bien imprégné de la pâte d’épices, ajoutez un fond d’eau, puis laissez cuire à couvert une dizaine de minutes.
  • Ajoutez la viande, mélangez, terminez la cuisson, puis ajoutez le lait de coco et les feuilles du chou-fleur détaillées en fines lanières dans les 5 dernières minutes, avec le jus du citron vert.
  • Servez parsemé de zeste de citron vert, de carottes rappées et de semoule chou-fleur (bouquets réservés crus mixés) pour la déco.

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A propos d’Interfel
Créée en 1976, Interfel rassemble et représente les métiers de l’ensemble de la filière fruits et légumes frais, de la production jusqu’à la distribution. Organisme de droit et d’initiative privés, elle est reconnue association interprofessionnelle nationale agricole par le droit rural français, ainsi que par l’Union européenne depuis le 21 novembre 1996 dans le cadre de l’accord OCM (Organisation Commune de Marché) unique. Interfel a pour missions notamment d’élaborer des accords interprofessionnels qui font force de loi et de mettre en oeuvre des actions de communication informative et publi-promotionnelle.


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Galette des reines (coings, amandes, pistaches et rose)

Puisqu’en cette fin janvier, on est encore envahi de galettes des rois dans toutes les pâtisseries et sur les réseaux sociaux à toutes les sauces , j’en déduis qu’il n’est donc pas trop tard pour livrer ma recette de cette année :).

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Bon soyons clair, je n’ai pas ré-inventé l’eau chaude sur ce coup là, c’est une très grosse inspiration d’une création de Christophe Michalak, enfin disons que l’harmonie coings – crème amandine à la rose lui appartient, c’est vrai :). Je crois même que fut un temps où il appelait ça « Galette des reines » :).

Bref, la mienne se compose d’une simple couche de frangipane pistache et rose, surmontée d’un petite épaisseur de ma compote préférée… Coings-pommes !

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Rien de très visuelle à la découpe, mais les saveurs y sont, c’est l’essentiel. Pour l’esthétique il n’y a plus qu’à compter sur son imagination au niveau des dessins sur la pâte. Heureusement que j’avais quelques boutons de rose pour rattraper mon loupé de ce côté là :).

Pour la recette, c’est un simple mixe de 2 de mes anciennes recettes

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    Ingrédients pour 1 galette de 8 à 10 parts

  • 2 pâtes feuilletées (de chez G. Detout de préférence)
  • 25 grammes de beurre
  • 75 grammes de sucre glace ou 50 grammes de sucre semoule
  • 25 grammes de poudre d’amande
  • 50 grammes de poudre de pistache (en épicerie orientale)
  • 600 grammes de compote de coings
  • 1 œufs + 1 jaune
  • 2 bonnes cuillères à soupe d’eau de rose
    Préparation :

Pour la frangipane :

  • Mélangez le beurre mou, le sucre, les poudres d’amande, de pistache et l’œuf entier dans un saladier jusqu’à obtenir une pâte homogène.
  • Ajoutez progressivement l’eau de rose en mélangeant et en goûtant au fur et à mesure, ajustez les doses si besoin selon votre goût. N’hésitez pas à en rajouter, tant que vous n’avez pas l’impression d’avaler du parfum et selon l’intensité de votre eau de rose, elle doit se sentir malgré le goût prononcé du coing.

Pour le montage :

  • Déroulez la première pâte feuilletée dans un grand moule à tarte sur du papier sulfurisé.
  • Répartissez d’abord la frangipane sur la pâte, puis recouvrez d’une bonne couche de compote de coings (les 600 grammes). Entre les 2, n’oubliez pas la fève (ça m’arrive une fois sur deux :)).
  • Déroulez la 2ème pâte feuilletée pour couvrir l’ensemble, soudez les bords des deux pâtes en formant un boudin, dessinez une rosace, des croisillons, la Joconde ou ce que vous voulez avec la pointe d’un couteau à la surface. 🙂
  • Enduisez la galette avec le jaune d’œuf battu à l’aide d’un pinceau alimentaire.
  • Mettez au four thermostat 200 pendant 40 min.
  • Dégustez tiède.

Couscous au poisson

Depuis le temps que je voulais mettre cette recette sur mon blog, mieux vaut tard que jamais ! Mon couscous préféré, mais aussi le plus méconnu, est d’origine tunisienne, même si j’ai appris plus récemment qu’il existe une recette sicilienne, plus proche d’une base type soupe de poisson- bouillabaisse avec un jus de poisson mixé, alors que ma vieille recette familiale est à base de fumet de poisson. Sinon j’ai cru comprendre encore plus récemment que tunisiens et siciliens se disputeraient l’origine de la recette, mais personnellement, avec mes origines, les 2 me vont :).

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Voilà donc un moment que je voulais mettre cette recette sur ce blog, mais ne l’ayant jamais faite toute seule dans ma cuisine, il fallait au minimum la voir réaliser une fois, par ma maman bien sûr, pour pouvoir la retranscrire. Jusque là pour être honnête je n’avais fait que déguster 🙂

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Pour cette fois-ci nous avons eu la chance de la faire avec une pêche assez fructueuse de mon papa, ça n’arrive pas souvent vu les ressources halieutiques catastrophiques de la méditerranée (la faute à qui ?….) autant dire qu’il fallait en profiter.

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2 grosses pélamides pour les morceaux principaux, leurs têtes et des petits poissons de roche pour le fumet ont fait l’affaire pour cette fois. Sinon le plus souvent, ma maman met des beaux morceaux de lotte ou de congre et fait le fumet avec les têtes que le poissonnier peut lui donner, voir avec de la galinette (grondin) quand elle en trouve (en mettant ensuite la chair à manger avec les autres morceaux quand elle n’est pas trop défaite).

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Bref vous l’aurez compris un couscous au poisson se fait au mieux avec le hasard d’un retour de pêche, au pire avec ce que l’on trouve chez le poissonnier et bien évidemment de préférence au bord de mer. C’est pour cela qu’il est assez difficile d’en trouver à Paris, à part dans de très rares restaurants. Le seul que je me permettrais de recommander les yeux fermés est celui que Fatema Hal propose parfois au menu de St Sylvestre de son délicieux restaurant qu’on ne présente plus, le Mansouria ! Donc en version marocaine, pour le coup avec les mêmes légumes que ma mère et ma grand-mère mettent dans la version viande de leur couscous tunisien. Donc avec plus de légumes que la version ici présente, après c’est une affaire de goût et d’envie, personnellement j’adore les 2 ! Autre endroit pour déguster un excellent couscous au poisson bien frais, Essaouira, mais c’est beaucoup moins près, même si ça vaut le détour :).

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Ingrédients pour 12 personnes environ
(Et oui un couscous se fait rarement pour 4 personnes, parce qu’en bonne famille pieds-noirs on donne toujours un tupperware aux tantes et oncles , aux cousins, aux grand-parents, aux voisins qui ont aidé à pêcher le poisson, etc…) > ou comment tu sais que ta famille est pieds-noirs quand il y a à manger pour 27 personnes alors qu’on est moins de 10 à table 🙂

  • 3 kg de filets ou de beaux morceaux de poissons sans trop d’arrêtes (lotte, congre, mérou, loup
  • 6 gros poivrons
  • 1kg de pommes de terre
  • 1,5 kg de courge
  • Mélange d’épices à couscous ou cumin à défaut
  • 800 g de tomates concassées (2 boîtes)
  • 2 oignons
  • 6 gousses d’ail
  • 1/2  botte de persil
  • 1 cuillère à soupe d’huile neutre
  • 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • 1,7 kg de graine de couscous moyen
  • Harissa fraîche de votre épicerie orientale la plus proche

Pour le fumet de poisson :

  • 8 l d’eau
  • Les têtes des poissons utilisés pour les filets et morceaux
  • 700 g de petits poissons de roche
  • 1 gros oignon
  • 4 à 5 gousses d’ail
  • Thym, laurier
  • 3 bonnes cuillères à café de gros sel

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Préparation

  • Commencez par le fumet de poisson (qui va servir à faire le jus) dans la marmite du couscoussier : mettez l’oignon épluché et coupé en 2, les gousses d’ail épluchées, les herbes, le sel, les têtes et les poissons de roche dans l’eau et laissez bouillir à feu moyen pendant au moins 1h30.
  • Pendant ce temps épluchez la courge ainsi que les pommes de terre, coupez les en morceaux grossiers, puis faîtes pré-cuire les pommes de terre avec un peu d’eau et du sel dans une casserole, ou directement dans le fumet et réservez les.
  • Faites griller les poivrons au four, ôtez la peau et graines, puis faîtes les mariner en lamelles avec 1 cuillère à soupe d’huile d’olive (à faire la veille de préférence).
  • Préparez le fond de jus en faisant dorer dans une autre marmite les oignons et les 6 gousses d’ail épluchés et coupés en morceaux dans l’huile neutre, ajoutez la tomate concassée et laissez cuire 5 min.
  • Lorsque le fumet est prêt, versez le dans le fond de jus à base de tomates, conservez en à peu près la moité pour la cuisson de la semoule.
  • Dans un saladier arrosez la graine de couscous avec 3 louches du fumet restant et 3 cuillères à soupe d’huile d’olive, laissez là gonfler.

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  • Ajoutez la courge dans le jus pour la faire cuire environ 15 min, les épices et le persil ciselé, puis les morceaux et filets de poisson, laissez cuire aussi 15 min (ajustez le temps de cuisson selon l’espèce de poisson, pour éviter qu’il ne se défasse). Ajoutez les pommes de terre en fin de cuisson.

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  • Mettez la graine de couscous gonflée à cuire dans la partie haute du couscoussier avec la vapeur du  fumet restant, parsemez là aussi de persil, de cumin et de sel. Laissez cuire à la vapeur environ 15 min en remuant à la fourchette et en l’arrosant avec le jus du poisson (cuire en 2 fois si le couscoussier est trop petit pour la quantité de semoule).

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  • Servez le poisson et les légumes sur la semoule, avec les poivrons marinés et bien arrosés de jus.
  • Mettez aussi sur la table un bol de jus normal pour arroser les assiettes au fil de la dégustation et un bol de jus dans lequel vous aurez dilué une bonne dose d’harissa, selon votre goût.

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Spécial anniversaires, 5 ans du blog et 20 ans du Salon du Chocolat

La fin du mois d’octobre rime toujours avec anniversaire car c’est à cette date que Un chat en cuisine a vu le jour… il y a déjà 5 ans !

5 ans et il y a 4 ans je célébrais sa 1ère année, enfin je trouvais un court moment pour en dire quelques mots et remercier celles et ceux qui m’avaient inspiré, aidé, et même initié ce blog.

Je trouvais un court moment parce que c’était aussi mon tout 1er Salon du Chocolat, côté organisation, vu que je venais d’intégrer l’agence qui l’a créé, il y a aujourd’hui 20 ans ! Quelle drôle de coïncidence, d’autant plus que j’ai rejoint cet événement grâce à ce blog :).

PREMIER

Alors aujourd’hui encore, en plein feu de cette édition vraiment spéciale, je trouve à nouveau un court moment pour dire que même si en 5 ans la fréquence des posts a fortement diminué, justement à cause d’un rythme professionnel totalement différent d’avant, je suis heureuse et fière de ce blog et de ce qu’il m’a apporté. Mais surtout que j’ai bien l’intention de continuer, à mon rythme, d’où la reprise en douceur des posts ces dernières semaines.

Concernant le Salon du Chocolat, je ne peux que vous conseiller d’y aller pour ne surtout pas louper cette édition exceptionnelle, où se mêlent rétrospective des plus belles robes en chocolat créées durant 20 ans, exposition Art et Chocolat, reconstitution de chaîne de fabrication ; sans oublier comme toujours les meilleurs artisans chocolatiers et pâtissiers, en démonstrations de recettes ou sur leurs propres stands, pour le plaisir des yeux et des papilles !

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Promis, dès la fin du Salon, je reprends le temps de poster aussi des recettes, ce pour quoi ce blog a été fait à la base :).

La fabrique de tartes, recettes salées et sucrées de Catherine Kluger

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Jolie découverte, tout récemment avec le dernier livre de Catherine Kluger, la reine incontestée des tartes !

Oui alors dit comme ça, certains pourraient le prendre dans le mauvais sens tu terme, bien sûr ce n’est pas d’individus féminins aux nombres de neurones limités dont je suis en train de parler…. Mais bien d’un plat populaire, familial, et fédérateur que Catherine Kluger a réussi à sublimer ces dernières années, mais en toute simplicité et sans prétention.

Pour s’en rendre compte, il suffit d’aller tester sa fabrique de tartes que j’ai la chance d’avoir dans mon quartier et dans laquelle j’ai été invitée à goûter quelques extraits de cet ouvrage et à le feuilleter bien sûr, pour le plaisir des yeux et des papilles.

Des pâtes sablées absolument parfaites pour les desserts, aux pâtes brisées idéales pour les tartes salées, en passant par la pâte à foncer souple et élastique pour toutes les utilisations (ah celle-là vous la connaissiez pas hein ? Moi non plus :))… Toutes les bases y sont expliquées pas à pas, pour mieux accueillir ensuite des garnitures articulées autour des saisons automne-hiver et printemps-été, comme cette tarte au poulet  façon Waterzooi, ou une très fraîche tarte pêche + citronnelle + verveine…

Des tartes mais pas que, ce beau livre se conclut par un chapitre « autour des tartes », avec tout ce qui peut les accompagner pour des menus équilibrés, du carnivore au végétarien : soupes, salades, granola….

En bref un livre qui a tout pour plaire, mais surtout pour faire et se faire plaisir avec des recettes simples, conviviales et saines !

India box ou le fast food à l’indienne

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Rien n’est jamais, perdu, après un petit break de quelques mois du à diverses occupations, je reprends un peu du service sur ce blog que, non je n’ai pas abonné :).

Reprise en douceur pour présenter un lieu de gourmandises et découvertes comme je les aime…

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Il y a quelques temps j’ai eu le plaisir de découvrir India Box, la 1ère chaîne de restaurants rapides en France à jouer la carte Bollywood ! Et qui de plus experte que Sanjee pour élaborer des recettes style Bollywood, le tout dans des box à composer 🙂 ?

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Un concept fast food certes, mais attention à ne pas confondre avec mal bouffe et surgelé / micro-onde. Avec India Box, on se parle de cuisine à base de produits frais au quotidien, d’une carte simple et courte, pour des box à composer soi-même. Le plus dure reste de choisir entre le poulet Tika Massala, le Dall, le Biryani de légumes, le poulet Korma, ou un simple bon curry au lait de coco… A marier à sa guise avec un riz basmati, ou plus coloré, ou plus épicé et un toping au choix coriandre ou piment pour les warriors :), mais toujours avec un équilibre de saveurs parfait !

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Ajoutez à tout ça quelques cheese nans et lassis maisons, on obtient la recette parfaite pour assouvir ce que j’appelle (et rencontre souvent) ses envies compulsives d’indien :), avec une échelle de prix de 6 euros pour la box seule à 12 euros pour la formule box, dessert, boisson.

Bref, sur place, à emporter ou à se faire livrer, tous les moyens sont bons pour trouver box à son palais 🙂

Un grand merci à Sanjee pour l’invit et Arthur pour l’accueil !

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India Box
15 rue Manuel
75009 Paris
01 73 70 76 71

Nasi Goreng veggie au riz Tilda

Et non ce blog n’était pas en sommeil, juste une période un peu chargée qui vient de passer, ne me laissant pas vraiment de temps pour mes activités culinaires….. Mais qu’à-t-elle pu avoir de si important à faire pour ne rien publier pendant 4 mois me direz-vous ?  Ca j’y reviendrai plus tard 🙂

Donc si je reprends mes activités là où je les ai laissé, ça nous ramène à début juillet à l’ApéroNweb où j’ai rencontré Sanjee, qui a eu la gentillesse de m’inviter à un atelier autour du riz Tilda chez 750g !

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Une soirée très enrizchissante 🙂 où l’on a appris tout ce que l’on voulait savoir sur le riz basmasti, sans jamais avoir eu l’idée de le demander 🙂 Basmati par ci, basmati par là…. on nous en sert un peu à toutes les sauces dans le commerce et la restauration courants, sauf que ce qu’on ne sait pas, c’est qu’en réalité le véritable riz pur basmati est rare. Heureusement que Shakila, de la maison Tilda était là pour éclairer nos lanternes, car le basmati, tout le monde croit en manger couramment, mais ne sait pas qu’en fait…

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  • Il ne ne pousse qu’aux pieds des montagnes de l’Himalaya et ne constitue que 2% de la consommation de riz dans le monde…
  • Qu’à cause de cette rareté, les législations autorisent les marques à le couper avec un certain pourcentage d’autres variétés de riz et que de fait, on trouve extrêmement peu de riz pur basmati dans le commerce, ce qui est le cas Tilda.
  • Qu’il y a diverses façons de cuire le riz en bonnes et dues formes, pour ça mieux vaut consulter des experts :), mais que dans tous les cas il faut au minimum le rincer et idéalement le faire tremper de 30 min à 24h, selon le temps dont dispose 🙂 et que cela peut changer considérablement la taille du grain.
  • Que le riz basmati complet a un indice glycémique inférieur aux autres riz en général…

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Voilà pour ce que j’ai retenu d’essentiel de ce brief qui était très intéressant, après quoi nous pouvions passer en cuisine. Avec pour mission de réaliser un menu entièrement à base de riz, pour lequel j’ai eu la chance de faire équipe avec Laetitia, Pascale et Perrine.

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Pour l’entrée nous sommes parties sur des Sushi balls au saumon, pulpe de mangue et grenade inspirés d’une recette de Pascale, frais et surprenants, un vrai régal.

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Pour le dessert, mes co-équipières s’étaient je crois déjà bien penchées sur un riz crémeux à la cerise et à la vanille qu’elles ont rendu absolument exquis, avant de se poser la question du plat :).

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Plat pour lequel je n’ai pas pu m’empêcher de suggérer un Nasi Goreng, le plat traditionnel indonésien par excellence, que j’ai déjà expérimenté aussi bien dans ma cuisine qu’à Java et Bali même, mais j’étais bien rassurée par les connaissances expertes de Leatitia en la matière ! 🙂

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C’est donc un Nasi goreng végétarien que nous avons fait, tentées par de beaux légumes qui nous parlaient comme ces baby aubergines et ces gombos qui ont pigmenté notre « riz frit », que nous avons agrémenté d’oeufs au plat et du délicieux Sambal kecap de Laetitia !

Comme je ne me souviens pas vraiment des proportions que nous avons faites lors de cet atelier, j’ai décidé de donner cette recette selon les quantités que je ferais dans ma cuisine, mais vous pouvez aussi consulter celle de Laetitia qui est sûrement plus fidèle à ce que nous avons fait ce soir là :).

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Ingrédients pour 6 personnes

  • 1 gros oignon ou 2 moyens
  • 2 ou 3 gousses d’ail écrasées
  • 2 tiges de citronnelle hachées
  • 1 morceau de gingembre (environ 6 cm) râpé
  • 1 morceau de piment frais haché (selon goût et facultatif)
  • 1 cuillère à soupe de pâte de tamarin diluée dans de l’eau chaude, ou à défaut du jus de citron
  • 1 cuillère à soupe de sucre roux
  • 20 cl de sauce soja
  • 2 grosses aubergines ou 3 petites
  • 300 g de gombos
  • 800 g à 1k de riz basmati cuit (selon gourmands)
  • 6 oeufs
  • 2 cuillères à soupe d’huile de pépin de raisin

Préparation

  • Emincez les oignons et faites les dorer dans un faitout avec une cuillère à soupe d’huile, ajoutez l’ail, faite le roussir légèrement.
  • Incorporez le gingembre et la citronnelle, mélangez, ajoutez le piment si ça vous dit :).
  • Ajoutez les aubergines coupées en petits cubes, mélangez et laissez cuire 5 bonnes minutes, puis ajoutez les gombos dont vous avez ôtez le pédoncule (attention coupez vraiment à la base, sinon c’est comme ça qu’ils deviennent gluants, merci Laetitia pour cet info !). Ajoutez une autre cuillère d’huile pour que les légumes ne brûlent pas.
  • Incorporez le tamarin et la sauce soja, laissez cuire jusqu’à ce que les légumes soient tendre, rectifiez éventuellement la sauce avec une peu d’eau si elle réduit trop.
  • Ajoutez le riz et mélangez, dressez dans des assiettes surmontées chacune d’un oeuf cuit au plat (que vous pouvez aussi cuire en brouillade et disperser directement dans le faitout en fin de cuisson).
  • Servez avec le délicieux Sambal kecap de Laetitia si vous êtes amateur de piment !

Mini pains perdus à la bière, gratinés à l’Etorki, topping de carottes et jeunes pousses

L’été semble pointer enfin le bout de son nez (enfin presque et pas trop tôt), c’est donc le moment de profiter pleinement des apéros ! C’est justement pour ça que j’étais à l’ApéroNweb il y a presque un mois, un événement que 750g a eu la bonne idée d’organiser en guise d' »amuse bouche » du Salon du Blog culinaire, un peu comme une incantation, enfin, un appel au beau temps qui devait finalement tarder à arriver :).

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L’occasion de réaliser une petite recette improvisée sur le stand de Tendance Bière avec Heineken. Improvisée et par chance, pas trop mal réussie (enfin faut croire :)), parce que pas évident au départ lorsqu’on vous demande une recette à base de bière, mais en mode apéro à manger avec les doigts, donc… Autant dire qu’une carbonnade flamande dans ces conditions aurait fait désordre, je n’avais donc pas le choix, c’est bien un pain perdu imbibé à la bière qu’il fallait faire ! 🙂

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Un grand merci au biérologue de Tendance Bière qui a su choisir à la perfection la bière qui sublimerait la recette, une Edelweiss ambrée à la fois sucrée et au caractère bien trempé, ça tombe bien pour tremper du pain justement :).

Un petit peu de ceci-cela de produits d’autres partenaires présents sur le salon pour garnir tout ça, à l’arrivée nous voici donc avec des Mini pains perdus à la bière, gratinés à l’Etorki, topping de carottes et jeunes pousses…

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Ingrédients pour 12 belles tranches
(à découper ensuite en mini tranches)

  • 30 cl de lait
  • 4 œufs
  • 12 tranches épaisses de pain
  • 1 bouteille de 33cl de bière ambrée
  • 360 g d’Etorki
  • sel, poivre
  • 1 à 2 carottes
  • 120g de jeunes pousses
  • 1 noix de muscade
  • 2 cuillères à soupe huile neutre

Préparation

  • Battez les œufs, le lait et 2/3 de la bière dans un saladier avec le sel, le poivre et la noix de muscade râpée.
  • Trempez les tranches de pain dans le mélange en les faisant bien imbiber (ou verser le mélange sur les tranches de pain dans un plat).
  • Faîtes réduire un fond de bière restante dans une grande poêle avec une cuillère à soupe d’huile, faîtes y dorer les tranches de pain de chaque côté, par 4 ou 6 jusqu’à ce qu’elle soient un peu croustillantes, renouvelez l’opération jusqu’à épuisement du pain…
  • Découpez les tranches en 4 si vous voulez faire des mini portions, déposez une lamelle de fromage sur chacune, enfournez au grill quelques minutes.
  • Pendant ce temps épluchez et râpez les carottes, lavez les jeunes pousses.
  • Sortez les pains du four lorsque le fromage commence à fondre et déposez sur chaque tranche quelques jeunes pousses et carottes râpées, dégustez aussi tôt !

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Pintade au cidre de châtaigne

On est bientôt en juin et j’écris une recette au parfum franchement automnale, voir hivernal, tout va bien, c’et tout à fait normal :). Il faut dire qu’avec ce printemps qui semble être resté en hibernation, enfin disons clairement, que l’on attend plus vraiment :), difficile de faire des recettes réellement de saison. C’est donc sans complexe que je poste cette recette qui j’espère, réchauffera les chaumières, que j’aurais du la poster il y a déjà un moment et qui patientait dans les tuyaux, faute de temps… Parce qu’après tout, faire des recettes de saison, c’est aussi faire des recettes en adéquation avec le climat réel et le climat réel… Ben c’est ça :).

Ben voilà, ça donne une recette que j’ai pensée à la base pour tester un produit assez surprenant : du cidre aromatisé à la châtaigne… Quelle curiosité, la première fois que j’en ai entendu parlé, au détour d’une conversation multi-interlocuteurs sur facebook avec Florence

Une conversation qui m’a permis de faire la connaissance de Sacha, le maître d’oeuvre de Kystin, une cidrerie d’excellence, qui a eu la gentillesse de me présenter et me faire tester sa création.

Une très belle découverte, pour moi qui suis assez amatrice de cidre, autant à la dégustation qu’en cuisine, avec cette harmonie parfaite entre le côté doux d’un cidre raffiné et authentique ; et le parfum à la fois délicat et rustique de la châtaigne.

Un vrai bonheur au verre donc, qui m’a tout naturellement donné l’envie de le cuisiner, évidemment :). Restait à savoir, avec quoi et comment :). Sur cette question, comme bien d’autres avant moi, j’étais entre poisson, crustacés ou volaille, il faut croire que ce sont les saveurs naturelles qu’inspire la Cuvée XVII de Kystin.

Il ne m’a donc pas fallu une très longue réflexion pour en arriver à la conclusion qu’une pintade serait parfaite, surtout accompagnée de champignons de saison et de châtaignes bien sûre.

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Ingrédients pour 6 personnes

  • Une dizaine de cuisses de pintade (demandez à votre volailler d’enlever la peau et de les couper en 2).
  • 400 g de châtaignes natures décortiquées et cuites (bon clairement je les ai prises en bocal).
  • 1 kg de champignons du marché du moment (pleurotes, girolles, champignon de Paris…).
  • 2 oignons.
  • Une grosse cuillère à soupe d’huile neutre.
  • 25 cl de Kystin Cuvée XVII (ou un bon cidre classique à défaut).

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Préparation

  • Faites suer les oignons émincés dans un faitout avec l’huile, lorsqu’il sont bien dorés, faites les caraméliser avec quelques gouttes d’eau.
  • Ajoutez les cuisses de pintade, faites les dorer de chaque côté, mouillez avec la moitié du cidre, laissez cuire une vingtaine de minutes à couvert.
  • Lorsque les cuisses son presque cuites, ajoutez les champignons nettoyés ainsi que les châtaignes et le reste du cidre, salez, poivrez et terminez la cuisson une dizaine de minutes.
  • Servez avec une purée de topinambours en hiver et/ou des spaghettis de panais et carottes (voir mélangés à de vraie pâtes). Si on est censé être presque en été comme en ce moment, vous pouvez aussi servir ce plat avec des spaghettis de courgettes, pour une cuisine fusion de saisons .

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Crêpes Suzette à la farine de châtaigne, quenelle de broccio frais

Voilà, on a passé la Chandeleur, tout le monde y a été de sa petite recette et ses photos de crêpes toutes aussi gourmandes les unes que les autres… Pour ma part j’ai enfin composé une recette qui me trottait depuis bien longtemps dans la tête… Une recette à mi-chemin entre les seules véritables crêpes suzette que j’ai pu déguster un soir dans un cocktail et le dessert traditionnel servi dans l’excellent restaurant corse de mon quartier…

Pour le dessert corse, il s’agit de crêpes à la farine de châtaigne, généralement servies avec du miel de Vico, un petit sirop de clémentine et une glace au broccio frais, ou au même juste du broccio frais… Un dessert divinement bon, qui me fait revenir dans ce resto presque uniquement pour ça, même si tout les reste est vraiment top :).

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Pour les vraies Suzettes, tout gastronome qui se respecte le sait, il faut faire un beurre d’orange en fouettant du beurre pommade avec du jus, des zestes d’orange, de citron et des morceaux de sucre qu’on a frotté au préalable sur la peau des agrumes. Le but est d’obtenir un beurre parfumé et aérien, pour plus de légèreté lorsqu’on le fait fondre dans la poêle pour réchauffer les crêpes qu’on a cuite au préalable… Et c’est là qu’arrive l’étape sujette à polémique auprès des amateurs comme des professionnels, on verse le Grand-Marnier (ou autre alcool selon recette) dans la poêle et là… on flambe, ou pas !

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Et oui les plus puristes disent que la véritable recette n’est pas flambée, mais la plupart de gens, pro ou pas, flambent il me semble tout de même :).  Outre pour le côté « spectacle » qui fait toujours son petit effet auprès de la clientèle standard des resto (moi perso ça me stresse qu’on me flambe un truc sous le nez :)) ; il est vrai que flamber, c’est aussi faire évaporer l’alcool, ce qui est indispensable à la réussite de la recette.  Sauf que dans la plupart des resto qui prétendent vous servir des Suzettes, on se contente de jeter vulgairement le Grand-Marnier sur la crêpe et de vous la faire flamber vite fait sur la table. Comme ça Maman et les schtroumphs ouvrent bien grand les yeux, Papa est content, toute la salle se retourne et tout va bien dans le meilleur des mondes… Sauf qu’à l’arrivée, l’alcool n’est souvent qu’à moitié évaporé, et la crêpe franchement dégueulasse :).

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Un peu perdue avec tous ces mythes sur les crêpes Suzettes et les centaines de recettes qu’on trouve sur le web, j’ai décidé de demander conseil à une pro, de confiance : Anne-Hélène :). Une recette faite pour être réalisée sur réchaud en salle et effectivement flambée, puisqu’elle comporte du Grand-Marnier dans le beurre et encore un peu de Cognac flambé en dernière étape. Un peu beaucoup de spiritueux à mon goût, surtout pour moi qui n’avait pas vraiment l’intention de flamber mes crêpes dans ma petite cuisine d’appartement, Anne-Hélène m’ayant révélé qu’on pouvait simplement faire évaporer l’alcool en les réchauffant dans le beurre. Mais comme il ne faut pas non plus faire brûler le beurre ni vraiment recuire les crêpes, faire évaporer complètement l’alcool sans le flamber, n’est donc pas si évident et je pense que c’est de là que vient cette contreverse au sujet des Suzettes…

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J’ai donc choisi de faire un peu différemment, en ne mettant pas de Grand-Marnier dans le beurre et en le faisant bien évaporer au préalable, réduit en sirop avec du jus d’orange et un peu de sucre dans la poêle et en le réservant avant de chauffer mes crêpes.

Du coup, ma recette perso métisse Suzette/crêpes corses a donné ça :

Ingrédients pour 10 à 12 crêpes

  • 125 g de beurre
  • 8 morceaux de sucre
  • 4 oranges maltaises de préférence
  • 1 citron
  • 6 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • 300 g de farine de châtaigne
  • 1l de lait
  • 4 oeufs
  • 1 motte de Broccio frais

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Préparation

  • Faites bien ramollir le beurre dans un saladier pour obtenir une texture de crème mais pas liquide (au dessus d’une casserole d’eau chaude par exemple). Pendant ce temps, frottez les morceaux de sucre sur la peau des agrumes avant de les mettre dans un grand bol, ajoutez les jus d’une orange et du citron ainsi que leurs zestes, fouettez pour réaliser un sirop.
  • Versez le sirop dans le beurre ramolli en fouettant énergiquement à fourchette pour obtenir une sorte de mousse de beurre, puis réservez au frais (si le beurre recrache sans arrêt du jus, c’est normal, une fois la mousse obtenue, transvasez le jus qui ressort pour l’ajouter au jus des 3 autres oranges pour le sirop).
  • Entre temps prélevez les zestes des 3 autres oranges et faîte les confire dans une casserole avec un peu d’eau et 3 cuillères à soupe de sucre, puis réservez.
  • Faîtes évaporer le Grand-Marnier avec le jus des autres 3 oranges et les 3 cuillères de sucre restantes dans une poêle et réservez.
  • Réalisez la pâte de façon standard avec la farine, le lait, les oeufs et faites cuire vos crêpes dans la poêle ou sur un crêpier.
  • Au moment de servir, faîtes fondre une bonne cuillère à café de beurre d’orange (sorti du frigo à l’avance) dans la poêle, ajoutez une crêpe avec un peu de beurre tartiné dessus et napée d’un peu de sirop Grand-Marnier – orange. Retournez la, pliez la et déposez là dans une assiette en versant le sirop de la poêle dessus.
  • Réservez au chaud le temps de répéter l’opération pour le nombre d’invités que vous avez à nourrir, puis servez vos crêpes avec une quenelle de broccio frais nappée d’un peu de sirop et parsemées d’écorces confites.

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Notes
Vous l’aurez compris ce n’est pas le genre de recette que l’on fait lorsqu’on a 12 personnes à dîner, je l’ai faite pour 5 convives… Le beurre, les écorces confites, le sirop et le crêpes se préparent à l’avance sans problème, reste juste le réchauffage-assemblage à faire à la dernière minute. J’ai utilisé des oranges Maltaises incontournables en cette saison, mais il ne faut pas hésiter à les remplacer par des clémentines corses lorsque vous en trouvez !