Bistronomiques

bistronomiques

Qui a dit qu’un livre de cuisine sans photos n’avait aucun intérêt ? Il est vrai qu’une recette illustrée avec une belle photo, ça donne envie et pas seulement de cuisiner ou de manger, mais aussi simplement de bouquiner comme on parcoure un livre de chevet…

Pas de beau livre de cuisine sans belles photos donc, c’est ce que je pensais avant de me retrouver à feuilleter Bistronomiques, la toute première fois que nous avons mangé au Temps au Temps. C’était encore au temps où Sylvain Sendra menait la barque et où il fallait réserver minimum une semaine à l’avance, c’était donc une chance d’avoir une table ce soir là sans réservation, enfin plutôt 2 couverts au comptoir, faute de table.

Ce dîner fut pourtant très agréable, non seulement par ce que nous avons mangé, mais aussi grâce à cette pile de livres qui étaient juste à côté de moi sur le comptoir, nous servant à temporiser les attentes entre les plats. Ce gros bouquin se distinguait de la pile et a très vite attiré mon attention avec sa couverture bleue et rouge et ses illustrations, je l’ai dévoré toute la soirée autant que chacune des assiettes qu’on m’a servies :).

J’ai rangé cette lecture dans un coin de ma tête jusqu’au jour où j’ai pensé à le chercher à La Cocotte, la caserne d’Alibaba des gourmands fondus de cuisine !

Le principe est simple, 60 bistros parisiens, dont les 60 chefs ont livré chacun une entrée, un plat et un dessert pour concocter l’index de 180 recettes de cet espèce d’encyclopédie de la bistronomie ! Classés par arrondissements, chaque bistrot y est décrit en préface de son menu, avec son histoire, son chef et ses spécialités.

Ce qui me parle le plus dans ce livre, c’est que certains des meilleurs resto-bistrots de mon cher quartier y sont répertoriés :). A commencer par Le Temps au Temps, bien sûre, que je ne présente plus, mais aussi l’Ebauchoir, qui à mon sens illustre le mieux le terme « bistronomique » à la fois par la qualité et l’originalité de sa carte. Seul regret, le Vieux Chêne, le Pure Café et le Bistrot du Peintre n’y figurent pas. Quant au Chardenoux, il n’était pas, à l’époque, à la hauteur des bistrots cités dans cet ouvrage, Cyril Lignac ne l’ayant repris qu’en 2008, alors que l’édition du livre date de 2006, dommage. Seule incompréhension, le chapitre sur le Bistrot Paul Bert, qui vous l’avez compris dans mon récent billet, n’a pas du tout sa place dans un livre comme celui-ci.

Mais bon, au-delà des 11ème et 12ème arrondissements, il y a à peu près 55 autres bistrots parisiens à découvrir dans ce livre, au travers de leurs meilleures recettes, qu’elles soient classiques et typiques de la cuisine de bistrot, ou revisitées avec originalité et créativité…

Un guide gastronomique, ou plutôt bistronomique, doublé d’un livre de recettes, une idée tellement riche, qu’à force de s’éterniser à la lecture de ses pages et à la contemplation de ses illustrations, on en oublie l’absence des photos que l’on croyait si indispensable aux livres de cuisine !

Bistronomiques
De Arthur Deevs (Auteur), Philippe Dupuy (Illustrations), Charles Berberian (Illustrations)
Editions Minerva

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