Philadelphia bientôt dans nos assiettes

Philadelphia arrive enfin en France et j’ai eu la chance de participer à un déjeuner et un dîner en avant première, organisés dans un magnifique loft parisien et orchestrés par des Chefs hors du commun.

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Mousse

L’occasion de découvrir le fameux cream cheese à cheescake, au-delà du cheesecake justement. Une véritable découverte donc avec le déjeuner de Benjamin Darnau, ses mouillettes d’endives caramélisées au chalumeau, Philadelphia et jaune d’œuf cuit au vinaigre (seul B mol pour ma part), son saumon aux épices antillaises en cuisson lente et jus de de céleri et touches de Philadelphia, et sa banane cuite au four, mousse de Philadelphia à la vanille et sauce nougatine sans cuisson… Une tuerie pure et dure !

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Quant au dîner de Thomas Clouet… Tout en fines bouchées à déguster le plus souvent avec les doigts : sucettes de concombre au Philadelphia, saumon et blinis au Philadelphia avec radis et mimolette, figues farcies au Philadelphia, sèche pannée et moutarde au Philadelphia, trifle ananas-banane sur fond de palet breton nappé de chocolat grand cru et crème sucrée de Philadelphia ! Un dîner qui a démarré avec une introduction surprenante, un petit cour de parfumerie culinaire par la spécialiste Michèle Gay, autour des mariages de parfums incroyables que peuvent donner certaines huiles essentielles. Le tester : une mise en bouche de Philadelphia à la gelée de pommes et coings au notes boisées avec une pointe de gros sel aromatisé au yuzu, bergamote et citron…. Une expérience unique. Pour moi qui n’avais encore jamais osé essayer ce type de produits, bien que très sensible aux parfums en cuisine, me contentant d’épices et d’eaux florales… Je dois avouer qu’une nouvelle air culinaire s’apprête à s’ouvrir sur ce blog, dès que j’aurais fais une virée chez G. Detout pour l’approvisionnement de ces ingrédients insolites.

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En résumé, j’ai découvert le Philadelphia au travers de 2 repas aussi différents que surprenant avec un fil conducteur commun : faire découvrir le très vaste potentiel de ce produit qui était jusque là tant attendu en France pour le fameux cheesecake dans lequel il était souvent plus ou moins bien remplacé mais jamais égalé. Une présentation très réussie qui ne donne qu’une seule envie : tester au plus vite la multitudes de recettes possibles avec le Philadelphia nature, ail et fines herbes ou encore concombre, qui seront disponibles dans les grandes surfaces à partir du mois d’avril !

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Merci à Elise pour les quelques photos qu’il me manquait :).

Mini cheescakes salés au chou fleur

Parce que bouchée d’apéritif ne doit pas rimer avec bourratif et parce que le fromage Philadelphia arrive enfin en France, il était grand temps d’adapter ma recette de petit soufflé au chou fleur façon mini « cheesecakes » salés et simplifiés !

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Ingrédients pour 45 bouchées environ

  • 500 g de chou fleur frais ou surgelé
  • 8 œufs
  • 1 boîte de Philadelphia ou de fromage à tartiner de 150 g
  • 1/2 noix de muscade rappée (1 cuillère à café de noix de muscade en poudre)
  • Sel, poivre

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Préparation

  • Faites cuire le chou fleur à feu moyen avec un fond d’eau jusqu’à ce qu’il soit bien fondant, salez modérément, poivrez et ajoutez 1/3 de la boîte de fromage en fin de cuisson.
  • Faites fondre le reste de fromage 30 secondes au micro-onde (dans un saladier couvert sinon vous risquez de repeindre votre four :)).
  • Battez les œufs dans le même saladier en liant au maximum le fromage au mélange (ça fait des « grumeaux » de fromage, c’est normal), salez à votre goût.
  • Ajoutez le chou fleur écrasé en purée et la muscade au mélange, battez avec une fourchette pour lisser la préparation.
  • Versez la pâte dans des moules à mini muffins ou mini cakes et enfournez à 220 ° 20 à 25 minutes.

Note : Pour un esprit encore plus Cheesecake, vous pouvez répartir des biscuits d’apéritif réduits en miettes dans le fond des moules.
Pour une recette plus diététique, vous pouvez remplacer le fromage par de la crème fraîche allégée à 5 % de matière grasse.

Bistronomiques

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Qui a dit qu’un livre de cuisine sans photos n’avait aucun intérêt ? Il est vrai qu’une recette illustrée avec une belle photo, ça donne envie et pas seulement de cuisiner ou de manger, mais aussi simplement de bouquiner comme on parcoure un livre de chevet…

Pas de beau livre de cuisine sans belles photos donc, c’est ce que je pensais avant de me retrouver à feuilleter Bistronomiques, la toute première fois que nous avons mangé au Temps au Temps. C’était encore au temps où Sylvain Sendra menait la barque et où il fallait réserver minimum une semaine à l’avance, c’était donc une chance d’avoir une table ce soir là sans réservation, enfin plutôt 2 couverts au comptoir, faute de table.

Ce dîner fut pourtant très agréable, non seulement par ce que nous avons mangé, mais aussi grâce à cette pile de livres qui étaient juste à côté de moi sur le comptoir, nous servant à temporiser les attentes entre les plats. Ce gros bouquin se distinguait de la pile et a très vite attiré mon attention avec sa couverture bleue et rouge et ses illustrations, je l’ai dévoré toute la soirée autant que chacune des assiettes qu’on m’a servies :).

J’ai rangé cette lecture dans un coin de ma tête jusqu’au jour où j’ai pensé à le chercher à La Cocotte, la caserne d’Alibaba des gourmands fondus de cuisine !

Le principe est simple, 60 bistros parisiens, dont les 60 chefs ont livré chacun une entrée, un plat et un dessert pour concocter l’index de 180 recettes de cet espèce d’encyclopédie de la bistronomie ! Classés par arrondissements, chaque bistrot y est décrit en préface de son menu, avec son histoire, son chef et ses spécialités.

Ce qui me parle le plus dans ce livre, c’est que certains des meilleurs resto-bistrots de mon cher quartier y sont répertoriés :). A commencer par Le Temps au Temps, bien sûre, que je ne présente plus, mais aussi l’Ebauchoir, qui à mon sens illustre le mieux le terme « bistronomique » à la fois par la qualité et l’originalité de sa carte. Seul regret, le Vieux Chêne, le Pure Café et le Bistrot du Peintre n’y figurent pas. Quant au Chardenoux, il n’était pas, à l’époque, à la hauteur des bistrots cités dans cet ouvrage, Cyril Lignac ne l’ayant repris qu’en 2008, alors que l’édition du livre date de 2006, dommage. Seule incompréhension, le chapitre sur le Bistrot Paul Bert, qui vous l’avez compris dans mon récent billet, n’a pas du tout sa place dans un livre comme celui-ci.

Mais bon, au-delà des 11ème et 12ème arrondissements, il y a à peu près 55 autres bistrots parisiens à découvrir dans ce livre, au travers de leurs meilleures recettes, qu’elles soient classiques et typiques de la cuisine de bistrot, ou revisitées avec originalité et créativité…

Un guide gastronomique, ou plutôt bistronomique, doublé d’un livre de recettes, une idée tellement riche, qu’à force de s’éterniser à la lecture de ses pages et à la contemplation de ses illustrations, on en oublie l’absence des photos que l’on croyait si indispensable aux livres de cuisine !

Bistronomiques
De Arthur Deevs (Auteur), Philippe Dupuy (Illustrations), Charles Berberian (Illustrations)
Editions Minerva

Le chocolat chez les ch’tis

Je reviens du Salon du Chocolat de Lille qui avait lieu ce week-end pour la toute première fois dans la région Nord – Pas-de-Calais. Une édition qui semble très réussie pour une première, si j’en juge par la foule que j’ai vu défiler dans le Hall Londres du Grand Palais de Lille.

A la hauteur de son grand frère parisien, ce salon a tous les atouts du plus grand évènement mondial dédié au chocolat, avec en prime, la mise à l’honneur de la région :

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Tout d’abord, le fameux défilé de robes chocolatées, majoritairement réalisées par des créateurs et chocolatiers locaux…

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Des créations et démonstrations de chocolatiers toujours du Nord comme les Artisans en Or,
Les doigts de Jean Bart, Benoît chocolatier…

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Des shows folkloriques de pays producteurs de cacao…

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Et cerise sur le gâteau, la présence des Géants de Lille à l’entrée du salon pour accueillir les visiteurs !

En résumé, un salon très réussi qui laisse de belles perspectives pour l’an prochain !