Bouchées de concombre aux œufs de saumon, crème à l’aneth

Mon ami Sébastien m’a ramené de Russie du caviar rouge, c’est à dire des œufs de saumon, que j’avais pour ambition d’accommoder en bouchées d’apéritif ou en petite entrée, ce que je me suis appliquée à faire avec 3 fois rien…

ZDR_9921

Ingrédients pour 1 pot de caviar de 100 gr environ (désolée, je ne lit pas le russe :))

  • 1 pot de caviar rouge
  • 1 concombre
  • 100 gr de fromage blanc ou de crème épaisse allégée
  • 1 cuillère à soupe d’aneth hachée
  • 1 cuillère à soupe de jus de citron
  • Sel, poivre

ZDR_9977

Préparation

  • Mélangez le fromage blanc avec  le jus de citron, l’aneth, le sel et le poivre.
  • Epluchez le concombre partiellement de façon à obtenir des rayures, coupez le en rondelles de 2 à 3 cm d’épaisseur.
  • Creusez chaque rondelle au centre à l’aide d’une petite cuillère, sans les transpercer, de façon à garder un « fond ».
  • Garnissez chaque rondelle de crème à l’aneth, puis d’une cuillère à café de caviar, saupoudrez d’aneth.
  • Servez par groupe de 4 dans des assiettes pour une entrée, ou dans des cuillères d’apéritif pour un cocktail.

ZDR_9983

ZDR_9920

ZDR_9927

ZDR_9992

ZDR_9996

ZDR_9999

Le Bistrot Paul Bert, une table surestimée pour une réputation surfaite !

paul-bert1

C’est bien la première fois que je perd du temps à écrire un avis négatif sur un resto, ce blog étant la base réservé au plaisir gourmand, à la bonne cuisine, la vraie cuisine, les choses qui me plaisent et qui me laissent un souvenir mémorable… Mais trop, c’est trop…

J’ai dîné hier soir au Bistrot Paul Bert où je me suis laissée tenter de retourner, à force d’en entendre monts et merveilles ; alors que mon chéri et moi avions un peu écarté cette adresse au bout de 3 ou 4 tests, le tout dernier n’ayant vraiment pas été concluant.

Mais voilà, devant l’opinion générale qui ne jure que par ce foutu bistrot lorsqu’il s’agit de la rue Paul Bert, nous nous sommes dits que nous étions peut-être restés sur une fausse idée, due à un jour où le chef aurait été moins inspiré que d’habitude…

Samedi soir 19h00, je décide donc de réserver une table en sachant que cela ne serait pas gagné vu la foule qui défile tous les soirs dans cet endroit et surtout le weerk-end. Évidemment, vu que je n’appelle pas 15 jours à l’avance, on me propose un table à 22h00, soit.

Arrivés à  22h05, bistrot blindé, toutes les tables occupées et un nombre démentiel de personnes attendent au bar comme si la maison faisait cadeau… Et là, comme j’aurais pu m’en douter, malgré ma réservation on me propose la table pourrie coincée entre l’entrée et le bar dont personne ne veut parce que située en plein courant d’air ou alors il faut patienter « un peu » pour une table convenable. Comme c’est la table qui avait en partie contribué au mauvais souvenir de notre dernier repas dans ce lieu, je décide de patienter.

Les gens continuent à affluer alors que je vois une table de 2 se libérer (au bout de 20 min), je me dis que cette fois c’est bon. Et là, surprise, le serveur fait assoir un couple qui vient tout juste d’arriver. Je demande au bar si c’est normal, on me répond sans vérifier que ces personnes avaient « probablement » réservé au téléphone juste avant moi, peu importe l’ordre d’arrivée… Je n’ai pas très bien compris pourquoi on m’a, dans ce cas, direct proposé la table dont personne ne voulait ce qui m’aurait permis d’être assise bien avant ces gens soit disant « avant moi sur la liste », ni pourquoi on ne leur a pas proposé cette même table pourrie alors que j’attendais depuis plus de 20 min avant eux pour la table qu’ils ont pris, mais bref…

25 min d’attente, voyant encore des gens rentrer et aborder les serveurs, me faisant reculer à l’arrière plan de file, je m’impatiente et demande si on peut au moins me dire combien de temps je risque encore d’attendre…  La jeune fille du bar se décide à faire un tour d’horizon et me fait enfin assoir dans l’arrière salle derrière le bar, d’où on ne pouvait pas voir qu’une jolie table semblait nous attendre et ne venait visiblement pas d’être dressée 2 secondes avant… Je me demande encore combien de temps j’aurais vraiment attendu si je n’avais pas, pardonnez-moi, « fait ma chieuse », mais peu importe… on va enfin pourvoir enfin regarder la carte.

C’est là que commence à se re-confirmer les dernières impressions que j’en avais gardé, un menu carte classique  « truffé » de suppléments, cependant moins nombreux que lors de notre dernier repas, mais en revanche plus chers :

  • Dans les entrées, 10 euros pour des œufs à la mayonnaise de truffe, sachant qu’il y a des chances pour qu’il s’agisse simplement d’huile de truffe, mais franchement à ce prix là, je n’ai pas eu envie de vérifier…
  • Toujours en entrée, 15 euros pour des œufs à la truffe, que je vois passer à la table d’à côté, il s’agit de beau copeaux de truffe, certes, mais sur des œufs au plat tous simples !
  • Et le pompon de la pomponette, dans les plats, 20 euros pour une côte de bœuf ou une entrecôte (je ne sais plus et peu importe à vrai dire) à la truffe… Comme pour les œufs, j’ai vite passé ces lignes là devant les tarifs délirants de ceux qui sont, je le rappelle, des suppléments et non les prix des plats en eux-mêmes, sur un menu entrée-plat-dessert à 34 euros !

Après avoir écarté de mon choix les œufs à la truffe, dont la poule qui les a pondu devait avoir « ce que je pense » en or massif pour justifier leur prix ; je me retrouve devant un choix un peu réduit d’entrées assez classiques : salade de langue de veau aux artichauts, maquereau sauce aigre douce, croustillant de groin remplacé par un pâté de tête, salade de betterave et navets… Choix réduit par mes goûts très personnels qui excluent le vinaigre de ma vie alimentaire tellement je déteste ça, heureusement pour moi la poêlée de petites sèches aux citrons confits semble tout à fait à mon goût, manque de pot, en rupture de stock ! Comme une idiote je me rabat sur le « pâté », en oubliant qu’il est « de tête » donc sous la forme que j’apprécie le moins, en gelée de cornichons et oignons grelots… vinaigrés à souhaits, hummm ! Servi avec une petite salade verte et quelques choux fleur et carotte crus que j’ai failli recracher dans l’assiette à la première bouchée tellement ils étaient marinés…. au vinaigre, un vrai bonheur quoi ! Bon je dois reconnaître que ce jugement manque sérieusement d’objectivité, après tout je n’ai qu’à aimer le vinaigre comme tout le monde non ? Mais bon j’étais surtout agacée que mon choix ait été réduit d’office par 2 entrées dont les tarifs relevaient à mes yeux du domaine de l’abus, voir du vol… Disons que cette introduction démarrait dans l’ensemble très mal. Sinon, mon chéri a apprécié sa salade de langue de veau, mais n’en a pas non plus gardé un souvenir impérissable.

On poursuit avec les plats, cette fois c’est ma recherche de plat équilibré et pas trop gras qui m’a fait hésiter entre le filet de lieu jaune aux jeunes pousses d’épinards et poireaux croquants, et le classique pot au feu. En écartant bien sûr le bœuf aux truffes avec ses 20 euros de suppléments, le cochon de lait et les Saint Jacques en quantité insuffisante que j’ai vu passer dans l’assiette d’à côté (au nombre de 4, de taille moyenne avec une minuscule cocotte de légumes, on parle d’un plat vendu seul au prix de 21 euro tout de même). J’avais déjà testé, lors de mes premières visites, le lieu jaune aux épinards, plutôt bon d’ailleurs, mais simple, je décide donc d’essayer le pot au feu, en me disant que c’est un bon comparatif, après tout c’est un plat simple mais dont la réussite fait toute la différence, niveau cuisson notamment, et surtout un vrai plat de bistrot :). Arrive une assiette assez copieuse avec un os à moelle au centre, des morceaux de viande visiblement de qualité, ni gras, ni nerveux et des légumes variés avec un bol de bouillon à côté…
Un vrai pot au feu, si la viande n’avait pas manqué de ce moelleux et ce fondant qui caractérisent ce plat traditionnel, en fait elle était même un peu sèche. Quant aux légumes, je ne savais pas qu’ils se servaient croquants pour ce plat, mais personnellement je les préfère bien cuits, là je dois dire que c’était un peu dur. Certains, comme les navets, avaient même un goût bizarre  comme si ils avaient été cuits au beurre rance… Bref je ne suis pas une spécialiste du pot au feu, mais ce que je sais c’est que ma recette au thé et à la citronnelle, ou le VRAI pot au feu de ma mère sont franchement bien meilleurs, surtout niveau cuisson. Cerise sur le gâteau lorsque je demande si il y a de la mayonnaise, on me répond « pas du tout »… Comme si c’était une hérésie de demander de la mayonnaise dans un bistrot, surtout pour accompagner un pot feu, comme si le chef ne disposait pas de moutarde, d’œufs et d’huile pour en faire une maison, à la demande, comme si ça prenait 4 heure à faire…. Franchement dommage parce que ce j’apprécie particulièrement dans le pot au feu de ma mère, c’est sa mayonnaise maison, qu’elle fait sans vinaigre, elle, au moins ! Mais bon, en même temps, comme je considère que ce que j’ai mangé n’est pas un véritable pot au feu, on est plus à ce détail près, même l’os à moelle était sec, en fait, avec pas grand chose à gratter dedans…

Du côté de mon chéri, son entrecôte, accompagnée de frites soit-disant « maison » parfaitement calibrées, était franchement semblable à celle que l’on peut déguster au Bistrot du Peintre par exemple, qui lui, vous servira une addition beaucoup moins salée et de véritables frites maison, par contre…

Nous décidons de conclure cette déception avec un dessert, en se disant qu’au moins sur ce point là, il reste une petite chance… Encore une fois parmi un choix extrêmement classique de tarte tatin, baba au rhum et sorbets « maison » ( auxquels on ne croit plus vraiment) ; nous optons pour le Paris-Brest, qui constitue, là encore, un bon comparatif. Là encore, je ne suis pas une grande spécialiste du Paris-Brest, mais j’en ai franchement déjà mangé de bien meilleurs. D’entrée, le dessert arrive froid, trop froid et vite, beaucoup trop vite, traduction : préparé, monté à l’avance et conservé longtemps au frigo… Du coup la pâte à choux, froide, ne conserve pas sa texture, sans pour autant être sèche, mais franchement pas hallucinante, on se demande combien de temps le dessert à passer dans le frigo. La crème tire vers le beurre un peu écœurant, la texture mousseline n’y est pas, le goût praliné moyen…

Pourquoi je prends le temps d’écrire un si long billet ? Pour pousser un gros coup de gueule, pas franchement contre ce bistrot qui n’est pas si mauvais, mais contre sa réputation surfaite, ses tarifs démentiels sur certains points, son succès injustifié et l’opinion générale de gens dont je me demande vraiment ce qu’ils ont à la place des papilles…

Quand je pense dans la même rue, on peut déguster une cuisine de qualité quasi gastronomique au Temps au Temps avec un menu à 29 euros ; et que je peux vous citer suffisamment d’adresses du même genre dans ce quartier, pour manger tous les soirs d’une même semaine dans un endroit différent, une cuisine hautement meilleure avec un bien meilleur rapport qualité prix…

Si vous voulez de la vraie cuisine de bistrot, allez donc faire un tour au Vieux Chêne, à deux pas de là, avec son menu à 33 euro, sa cuisine parfaite, sans prétention, beaucoup plus recherchée tout en restant fidèle à l’esprit « bistrot » et sans attente interminable au bar. Prévoyez  la réservation tout de même, mais là au moins, on se foutra pas de vous, tellement vous vous fondez dans la masse de clients qui se prostitueraient pour pouvoir s’assoir à une table référencée sur une multitude de médias dits « infaillibles » et de guides pour touristes en visite expresse.

Le Bistrot du Peintre lui aussi offre un bien meilleur rapport qualité prix, même si ses desserts ne sont pas tous maison, ils proviennent de bons fournisseurs et garantissent l’unité qualitative d’un repas qui ne vous laissera pas l’impression d’arnaque à l’arrivée de l’addition.

Le Pure Café, qui malgré quelques changements observés récemment sur la carte, reste largement plus satisfaisant, inventif et à la hauteur de sa réputation de cuisine  « bistronomique ».

L’ébauchoir à 3 rues de là, offre une cuisine beaucoup plus recherchée également, plus resto que bistrot, mais avec une VRAIE réalisation maison.

La Gazetta, non pas pour sa cuisine de bistrot, il s’agit là d’un vrai resto, mais pour ses plats créatifs, raffinés, recherchés avec un premier menu à seulement 5 euros de plus qu’au Paul Bert, pour 5 plats !

Même le Chardenoux de Cyril Lignac offre un meilleur rapport qualité prix et ce malgré des tarifs environ 2 fois plus chers qu’au Paul Bert, chez lui, au moins, je n’ai jamais regretté mon argent !

Sincèrement, lorsque je vois l’affluence de monde dans ce bistrot, son sur booking et la foire automobile que cela génère devant sa porte avec son service voiturier, plutôt désagréable pour les gens du quartier, je me demande sérieusement où l’on va ! Quant à la multitude de macarons de référencement dans des guides divers et variés qui recouvrent sa vitrine, cela en dit long sur la fiabilité de ces ouvrages…

Mon premier atelier découverte autour du vin

Une expérience que je n’avais jamais tentée et qui manquait sévèrement à mon cursus, l’atelier découverte autour du vin !

Et pas n’importe quel vin, comment aurais-je pu résisté à cette invitation de 750 g, arrivée dans ma boîte mails il y a quelques semaines…

Les vins d’Alsace, mes préférés ! Je ne suis pas une grande fan de vins rouges, préférant les vins blancs de façon générale, et les blancs d’Alsace en particulier.

IMG_1406

Une occasion rêvée donc, de découvrir ou re-découvrir ces vins que j’apprécie tant :

Nous avons donc commencé par un Crémant Chardonnay à l’apéritif, avec des bretzels et un Kougloff salé de chez Pierre  Shmidth, dont je me souviendrai longtemps… Les fines bulles et la douceur de ce vin ont parfaitement convaincu l’espèce rare dont je fais partie, à savoir l’espèce de ceux qui n’aiment pas le champagne.

Nous avons poursuivi avec un Riesling, dit « le roi », en se rapprochant dangereusement de mes préférences, histoire de re-confirmer, si toute fois on en doutait, que c’est un vin parfait avec les poissons et crustacés :).

IMG_1402

Le pinot noir est venu ensuite accompagner les foies gras et charcuteries, en surprenant la tablée par son parfum, parfaitement adapté à ces mets, agréable surprise pour un vin que je n’avais jamais goûté et je n’étais visiblement pas la seule.

Lorsqu’enfin est arrivé « l’empereur », le Gewurztraminer, mon favori depuis toujours, pour accompagner, ce qui ne fut pas une surprise pour ma part car j’avais déjà entendu parler de cet accord… le plateau de formages ! Ils,  étaient au nombre de 3, un 2009, un grand cru 2008 et un vendange tardive 2007, pour confirmer mes penchants affirmés depuis toujours : ce vin reste incomparable aux autres blancs, pour ma part si il devait n’y en avoir qu’un seul, ce serait le Gewurztraminer ! Ce qui m’a particulièrement interpelée, c’est d’apprendre que son nom signifie « vin épicé » en allusion à ses arômes… quelle coïncidence lorsque l’on regarde les ingrédients récurrents de mes recettes…

Merci à Odile Pontillo d’avoir initié nos papilles, mais aussi nos yeux et nos nez à la connaissance de ces breuvages, en nous communiquant tout son savoir et sa passion, et en nous donnant envie d’approfondir le sujet !

Merci également à Yvelise Siard des Vins d’Alsace, pour nous avoir présenté ses « gammes »… 🙂 et à 750 g, pour l’invitation.

Et enfin Merci à Caroline et Marguerite de VCF pour nous avoir assistées et accompagnées dans cette belle soirée.

Merci aussi à Anna pour ses photos :).

Poire pochée au thé jasmin

Voilà un petit dessert qui pourrait venir compléter mon menu du malade, puisque qu’il s’agit d’un fruit cuit, sans matière grasse, sans acidité, fondant et parfumé à souhait.

Inspiré d’un livre que j’ai eu pour Noël, La cuisine au thé, éditions Gründ, j’ai adapté la recette originale de pêche pochée au thé blanc avec, une fois de plus ce que j’avais de dispo !

poire-the-jasmin3

Ingrédients pour 4 personnes

  • 4 poires
  • 2 cuillères à café de thé vert au jasmin
  • 70 g de sucre roux

poire-the-jasmin4

Préparation

Faites infuser le thé dans 60 cl d’eau dans une casserole, dans une boule ou un filtre à thé que vous retirez au bout de 5 bonnes minutes, ajoutez le sucre.

Pendant ce temps épluchez les poires, videz les centre à l’aide d’un vide pomme (et oui, ça marche aussi sur les poires), puis plongez les dans la casserole de thé en ébullition.

Laissez cuire les poires 5 à 10 min selon leur maturité, sortez les de l’eau, laissez les refroidir et égoutter dans une passoire.

Pendant ce temps faites réduire le thé dans la casserole encore une bonne dizaine de minutes, rajoutez éventuellement un peu de miel ou de la confiture de fruits rouge pour l’épaissir un peu.

Mettez les poires dans des mini-cocottes ou des ramequins, versez le sirop sur chacune, servez à température ambiante.

poire-the-jasmin2