Se réconcilier avec le petit traiteur chinois du coin

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Il y a quelques années, nous avons à peu près tous vu certains reportages sur les établissements de restauration rapide asiatique, qui montraient le plus souvent des arrières boutiques insalubres, dont la marchandise, qui provenait d’endroits eux-mêmes infâmes, était produite dans des conditions d’hygiène déplorable.

Après ces diffusions, comme bien d’autres téléspectateurs je suppose, j’ai mis bien longtemps avant de pousser à nouveau la porte d’un restaurant de ce type.

Jusqu’au jour où, poussée par le manque de choix des alentours de mon lieu de travail et toujours par intérêt pour la cuisine asiatique, je me suis laissée tentée par la vitrine de Kim Yenk, le petit traiteur asiatique qui se trouve en face de mon bureau. Car malgré les documentaires pour le moins dissuasifs, j’avais envie de croire à ses pancartes qui affichaient au dessus des menus « Produits maisons » ; ainsi qu’aux aspects extérieurs qui reflétaient un établissement en place depuis de longues années, installé bien avant la vague des restaurants cités dans le documentaire.

A côté de quoi serais-je passée si je ne m’étais pas jetée à l’eau ?

D’abord, des raviolis et bouchées vapeur aux crevettes, maison, faites par Mr. Kim en personne qui ne délègue pas cette tâche si délicate.  » Il y a un coup de main à avoir  » dit-il  et le résultat est, à mon sens, à tomber par terre ! Toujours réalisées en petites quantités pour ne pas rester trop longtemps dans les étalages, ces merveilleuses petites bouchées (qui ne font de toute façon pas un pli) sont toujours de première fraîcheur et ne m’ont jamais laissé de doute.

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Pour tous le reste, le chef, très efficace, sort tous les jours de la cuisine une diversité de plats, plus ou moins standards de ce type de restaurants, mais toujours entièrement faits maison :

Poulet laqué, au curry, porc au caramel, bœuf au oignons, pour les classiques, mais aussi poulet thaï (sauce crémeuse carottes-citronnelle), poulet croquant (recette coréenne), bœuf au satay, poisson ou crevettes sauce piquante, poisson au gingembre (miam), selon les jours.

Avec des accompagnements divers aux choix, riz blanc, cantonnais, au curry, nouilles, vermicelles et parfois même légumes Chop Suey.

Les nems, rouleaux de printemps, samossas, salades, brioches et autres entrées et desserts viennent compléter la carte en offrant une grande variété de choix.

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Quant à ceux qui pensent qu’abuser de ce genre de cuisine n’est pas diététique, je rappel que rien n’oblige à choisir systématiquement des fritures et plats en sauce, et que la carte est assez diverse pour alterner avec salades, riz blanc, bouchées vapeur, brochettes grillées etc…

Enfin contrairement à certaines idées reçues, je pense sincèrement (et je ne suis pas la seule) que la cuisine asiatique en générale est l’une des plus saine du monde, surtout lorsque l’on sait consommer, c’est à dire sortir des classiques nems, porc au caramel, et autres plats parmi les plus gras lourds, qui ne sont pas forcément les plus représentatifs de cette gastronomie.

Kim Yenk
42 av Pierre Brossolette – 92240 MALAKOFF
01 46 55 80 98

7 réponses sur “Se réconcilier avec le petit traiteur chinois du coin”

  1. Je ne sais pas si tu es au courant mais sur France 2 ce soir ils ont fait un nouveau reportage sur les restaurants chinois. Les conclusions n’étaient pas très bonnes.
    Perso, je suis comme toi. J’ai mon petit traiteur chinois depuis des années. Mr et Mme tiennent la boutique à tour de rôle. Je suis même allée jusqu’à la porte de la cuisine une fois et c’était impeccable.
    Il ne faudrait pas tous les mettre dans le même panier quand même !

    1. Oui !!!! j’ai vu ça justement, c’est pas très engageant en effet et je ne suis pas surprise. Du coup en cuisine asiatique je ne fréquente que 2 ou 3 restaurants dont je suis sûre comme celui de Kim Yenk. J’ai été agréablement surprise de voir également, dans le reportage, Le royal lys d’or (Paris 12é) figure dans la liste des établissements labellisés Qualité Asie, car il fait parti de ces rares restaurants où je vais les yeux fermés.

  2. J’ai vu le reportage hier soir sur France 2, et l’image qui ressort est malheureusement bien négative. Je dis malheureusement parce que encore une fois ce sont les honnêtes et propres restaurants chinois (car il en existe oui!) qui prennent l’image de ceux qui les ont déprécié… C’est vrai que le reportage est plus que choquant et dégoûte à vie l’envie de pousser la porte d’un resto ou un traiteur asiatique… C’est dommage car j’en connais plusieurs sur Paris qui sont excellents, et eux on n’en parle pas dans le reportage… Maintenant, si je peux vous recommander un site c’est ce guide des meilleurs restaurants: http://www.justacote.com où l’on peut aller donner son avis sur la qualité et le service des restos, traiteurs, et autres commerces en France, au moins on peut exprimer le bon et le mauvais et ça peut servir aussi pour évaluer d’avance où on met les pieds ! En tout cas merci pour votre article qui redore un peu l’image des commerces asiatiques..

  3. Tu fais bien de mettre à l’honneur un cuisinier chinois digne de ce nom, surtout vu le reportage tout récent sur France 2. Mais à dire vrai quand on ne connaît pas, c’est la loterie.

    1. Tu sais c’est un peu la loterie partout, pas que dans les établissements asiatiques. On serait aussi surement surpris de voir les arrière boutique de certains bistrot et pas qu’un petit nombre…

  4. Votre commentaire date de quelques années, mais j’aimerais bien voir un site sur les traiteurs asiatiques (vietnamiens, chinois et autres) de bonne qualité où les produits sont faits maison. Autrefois, il y en avait de très bons (très utile pour un séjour à Paris avec un mini-budget de chercheur). À part ça, j’aime bien votre site, les chats dont mon vieux Renzo, et la Grande bleue…

    bisous de Montréal

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