Apéro du dimanche soir

Il y a quelques semaines j’ai eu le plaisir d’être invitée à l’atelier d’Isabelle Rozenbaum pour recevoir, en cadeau du 3é prix du concours de photo Gâteau d’enfance, 3 livres :

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Slunch de Pascale Weeks, Apéritifs dînatoires des blogueurs de 750 grammes, et Inde intime et gourmande de Padmavathi Paradin, Beena Paradin, et Isabelle Rozenbaum.

Le jury composé de Pascale Weeks, Isabelle Rozenbaum et Dorian était bien sûre présent au complet ainsi que quelques participants et amis.

J’ai passé une soirée bien agréable en compagnie de toutes ces personnes et depuis je ne pouvais m’empêcher de repenser à la petite blague de Dorian au moment très solennel où l’on m’a remis les livres : « Alors il faudra réaliser une recette de chaque bouquin dans les semaines qui viennent et les poster sur ton blog », ou « au moins une recette d’un des bouquins », enfin un truc du genre 🙂

Ce qu’il ne savait pas c’est que je mets toujours un point d’honneur à tester plus ou moins rapidement n’importe quel livre de cuisine que l’on m’offre, déjà par plaisir, et aussi parce qu’en contre-partie, je n’ai jamais ou rarement eu l’occasion de goûter aux recettes des livres que j’offre aux autres, chez ces mêmes « autres »….

J’ai donc un peu pris au pied de la lettre la plaisanterie et décidé de m’y coller dès que possible après le coup de feu des fêtes.

Rapidement, ce fut le cas avec « Inde intime et gourmande », mais j’avais un peu d’avance pour ce dernier puisque je le connaissais bien. J’ai ainsi adapté les crevettes masala pour certaines de mes bouchées de réveillon, un vrai succès !

Pour les autres, j’ai du attendre d’avoir l’occasion de faire un de ces « apéros du dimanche soir » que nous apprécions tant.

Voici quelques extraits de notre menu :

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Rillettes de sardines au poivrons (Slunch)


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Tomates cerises en rouge et noir (Apéritifs dînatoire, blog Saveurs et couleurs), farcies à la tapenade dans la recette originale, que j’ai adaptés avec du caviar d’aubergines maison, que j’avais dans mon congélateur, et une demie olive par bouchée pour ne pas trop les dénaturer.

Oups, désolée pour le sucré, mais les abricots pochés aux épices (Slunch) étaient tellement bons que nous les avons mangés avant d’avoir le temps de penser à prendre la photo 🙂

Tout ça pour dire que pour nos convives et  nous même qui aimons particulièrement les apéritifs dînatoires du dimanche soir, ces petits livres vont continuer de nous être d’une grande utilité !!!



Rillettes de sardines aux poivrons de Slunch

Dimanche dernier à l’occasion d’un apéro du dimanche soir qu’il nous arrive souvent d’organiser, j’ai voulu essayer quelques recettes du livre Slunch.

Le problème est que l’apéro en question était assez imprévu et que je disposais de peu de temps et d’ingrédients, je n’ai pu tester que peu de recettes du livre.

Le peu fut par contre un vrai délice, J’ai donc décidé de divulguer ici une des recettes que j’ai choisie, histoire de donner envie aux gens de se reporter au livre 🙂

Comme j’avais besoin de réaliser une certaine quantité pour nourrir mes convives, j’ai doubler les doses de la recette originale, remplacer la ciboulette par de la menthe, et l’une des boîtes de sardine par une boîte de thon, faute de réserves suffisantes.

Ingrédients pour un petit saladier :

  • 3 boîtes de  sardines et petite boîte de thon
  • 2 poivrons rouges, ou 1 rouge et 1vert
  • 2 branches de menthe
  • Poivre

Préparation :

  • Sortez les sardines des boîtes et égouttez les sur du papier absorbant
  • Récupérez un peu d’huile des boîtes, faîtes la chauffer dans une poêle et et faîtes y revenir environ 2 min  les poivrons coupés en petits dès.
  • Pendant ce temps ouvrez les sardines en 2 dans le sens de la longueur, retirer l’arrête centrale et le maximum de petites arrêtes
  • Hachez les sardines dans un bol, ajoutez y le thon égoutté et émietté, les dès de poivron et les feuilles de menthes ciselées
  • Ajoutez du poivre, mélangez et servez  avec des tranches de pain grillées

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Slunch

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Slunch de Pascale Weeks, curieux nom pour un joli petit livre, qui signifie en fait « goûter dînatoire », ou « thé-dîner », et défini un type dîner qui commence tôt en fin d’après midi le dimanche, en offrant un large choix de mets salés ou sucrés, pour répondre aux envies de chacun.

J’ai passé pas mal de temps le nez dans ce petit livre depuis qu’il m’a été offert chez Isabelle, mais je n’avais pas encore eu l’occasion de vraiment le tester.

En fait nous ne savons déjà pas bruncher, alors sluncher, euh…. 🙂 Notre mode d’alimentation est assez classique même le week-end avec des horaires décalés, sur le schéma petit déjeuner, déjeuner, dîner. Pour ma part même lorsque je me lève très tard, je suis incapable d’avaler directement du salé, je ne sais pas démarrer ma journée sans un petit déjeuner sucré, même mini si il est vraiment tard, qui comprend au moins 1 élément chocolaté 🙂 Du coup nos repas de midi le dimanche ont souvent lieu vers 14h, ce qui fait qu’un goûté dîner qui démarre vers 16h nous paraissait improbable.

Par contre nous sommes des fans de l’apéritif dînatoire le dimanche soir, qui représente une sorte de prolongation du week-end avant le lundi matin.

Comme au fil des pages que je lisais, les différentes recettes salées et sucrées m’avaient franchement mis l’eau à la bouche, J’ai saisi la première occasion que j’ai eu de faire un apéro du dimanche soir, pour le transformer une sorte de slunch tardif.

Le plus difficile étant de faire un choix parmi les différentes recettes de cakes salés ou sucrés, rillettes viandes ou poisson et autres tartines, déclinaisons de fruits sous toutes formes, salades, compotes, confitures, etc…

Même si le peu de temps et d’ingrédients dont je disposais ne m’ont permis d’essayer que 2 recettes de cet ouvrage pour ce premier teste, je retiendrais surtout l’esprit et la convivialité de ce thème « Slunch » qui a également enchanté nos convives.

Complété par 2 autres recettes du même style provenant de 2 autres livres de Palscale Weeks et quelques bouchées que j’ai l’habitude de préparer rapidement pour ce genre d’occasion ; notre apéro improvisé a pris des allures de renouveau comparé à ce que j’avais toujours servi jusque là.

En résumé, goûté ou apéro dînatoire, ce livre permet de mettre autre chose sur la table que les classiques saucissons, suri mi ou chips, que j’essayais péniblement d’équilibrer auparavant avec des Dips crudités – sauce yaourt, caviar d’aubergine, etc… Ce qui rendait au final mes apéros tous aussi semblables les uns que les autres.

Il permet également de diversifier le sucré, souvent limité au biscuits tous prêts, cakes et gâteaux standards dans ce genre d’évènements, avec des mets plus équilibrés à base de fruits.

Bref il transforme un simple goûter ou apéro en un véritable buffet, facile et rapide à préparer, pour réussir de petites soirées simples en familles ou entre amis !


Miel

Miel

Miel, de Ulrike Skadow. Voilà un de ces petits coups de cœur que j’ai eu un jour où je me baladais à La Cocotte sans but précis, juste pour le plaisir. Et des plaisirs, on peut dire que j’en ai un grand nombre qui viennent de la Cocotte ! De façon général, je préfère les petits livres avec peu de recettes, mais bien ciblées comme c’est le cas ici pour cet ingrédient que j’adore, et que ces recettes m’ont aidée à maîtriser ! A chaque recette son miel, ou à chaque miel sa recette, ce petit ouvrage aide à découvrir les innombrables variétés de miels et leurs applications. Mais attention ne vous laissez pas dissuader par le fais que vos placards ne pourrons jamais tous les contenir, il faut apprendre à substituer le produit manquant par le miel le plus proche qu’on a dans ses réserves.

Un miel plus fleuri par ci (acacia, lavande), un miel plus boisé ou épineux par là (type sapin – garrigue – forêt), plus fruité (oranger), et vous arriverez sans mal à parcourir le sommaire qui va de petites entrées froides et chaudes aux desserts fruités crus et cuits, en passant par plats mijotés, légers et douceur fromagères ; le tout étant classé par type de saveurs, aigres douces et acidulées, épicées, douces, sans oublier boissons pour petits et grands !

Compote pomme-poire au miel, badiane et cardamome

Depuis notre dîner au restaurant Itinéraires que nous avons tant apprécié, j’ai des envies de compote. Je crois que je ne me suis pas remise de la compote de coings que mon chéri avait eu la bonne idée de prendre en dessert 🙂

J’ai donc évidemment chercher des coings, mais ça n’est plus vraiment la saison. Plus pressée de faire ma petite compote maison, que de courir après un fruit difficile à trouver, je me suis rabattue sur une valeur sûre de la compote, la pomme, agrémentée de poires pour plus de finesse et de fondant.

Je me voyais mal ressortir la traditionnelle cannelle que j’ai l’habitude mettre dans mes compotes de pommes classiques, mais j’avais envie de fraîcheur et de délicatesse, ce qui m’a menée directement à la badiane et à la cardamome, le miel par contre est indétrônable, c’est tellement plus savoureux que du simple sucre en poudre !

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Ingrédients pour 4 personnes :

  • 8 pommes
  • 8 poires
  • 2 à 3 cuillères à soupe de miel selon goût
  • 5 à 6 étoiles badiane selon taille
  • 5 gousses de cardamome

Préparation :

  • Epluchez les pommes, coupez les en petits dés et faîtes les dorer dans une poêle une bonne dizaine de minutes avec la moitié du miel
  • Pendant ce temps, épluchez les poires, coupez les en petits dés ajoutez les pommes lorsqu’elles commencent à être fondantes
  • Ajoutez le reste du miel, faîte cuire à feu vif et à découvert environ 10 minutes en remuant de temps en temps
  • Ajoutez les étoiles badiane, baissez le feu et couvrez
  • Ouvrez les gousses de cardamome, récupérez leur graines dans un mortier, réduisez les en poudre, puis ajoutez les aux fruits
  • Couvrez, laissez cuire à feu moyen environ 30 minutes en remuant de temps en temps, découvrez en cour de cuisson pour bien faire évaporer l’eau rendue par les poires, montez le feu en fin de cuisson pour bien assécher la compote si elle est trop liquide
  • Retirez toutes les étoiles badiane, mixez et laisser bien refroidir avant de servir

Note :

N’essayez pas réduire la quantité de fruits que j’indique même si vous la trouvez astronomique. Les poires dégorgent et réduisent énormément, et j’ai eu la mauvaise surprise de me retrouver avec deux portions et demie de compote malgré les 4 pommes et 4 poires que j’avais mises au départ. Heureusement que nous n’étions que 2 à table, mais je n’aurais pas le plaisir de remanger ma compote dans la semaine !

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Recette participant à l’opération Global Gâchis.

Rémoulade thon, pomme verte, gingembre et citron vert

Toujours dans la continuité « détox après les fêtes », la fainéantise en plus, je n’ai pas eu à aller chercher bien loin pour le dîner d’hier.

Ayant vraiment la flemme de cuisiner je pensais au départ faire une simple salade au thon (en boîte, en plus), puis je me suis souvenue d’une recette de Pascale Weeks, dans son livre Cadeaux Gourmands, de rillettes de thon et pomme verte.

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Et là, miracle, une malheureuse Granny Smith traînait dans mon panier de fruits ! Après avoir relu la recette de Pascale, que j’ai déjà testée, vraiment délicieuse avec ses olives, beurre et divers aromates ; j’ai opté pour une version encore plus rapide et extrêmement simplifiée en adéquation avec ma flemme et le vide de mes placards.

Je n’ai donc conservé de la recette originale que le thon, la pomme et un peu de citron (que je préfère vert), en remplaçant les autres ingrédients par un petit morceau de gingembre, et un petit peu d’huile de sésame que j’apprécie tellement avec le poisson.

Egalement faignante concernant les ustensiles, j’ai délaissé mon robot adoré pour un simple couteau afin de couper la pomme en bâtonnets façon rémoulade (même pas le courage de sortir la mandoline), et une simple fourchette pour émietter le thon.

Et voilà comment des rillettes deviennent un rémoulade grossière !

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Ingrédients pour 4 personnes

  • 1 grosse boîte de thon (280 gr égoutté)
  • 1 pomme verte
  • Le jus d’un citron vert
  • 1 morceau de gingembre de 3 cm de long
  • 1 cuillère à soupe d’huile de pépin de raisin
  • 1 cuillère à café d’huile de sésame
  • Poivre
  • Roquette

Préparation

  • Coupez la pomme en bâtonnets très fins ou râpez là avec une mandoline, puis citronnez la avec le jus d’un demi citron vert
  • Emiettez le thon dans un saladier avec une fourchette et mélangez le à la pomme
  • Râpez le gingembre ou pressez le au presse-ail au dessus d’un ramequin, ajoutez le reste du jus de citron, les huiles et le poivre, mélangez bien, puis ajoutez cette sauce au thon et mélangez à l’aide d’une fourchette
  • Mettez en forme la rémoulade dans 4 assiettes avec un  petit emporte pièce, et accompagnez de quelques feuilles de roquettes assaisonnées à votre goût

Note :

Après coup , je me suis dit qu’il aurait été pas mal d’ajouter aussi quelques feuilles de roquette dans la rémoulade elle même, et c’est probablement ce que je ferai la prochaine fois. Je donne ici des doses pour 4 personnes en entrée, mais nous avons manger la même quantité totale à 2 en plat léger du soir, ce qui était très rafraîchissant et très approprié en période d’après fêtes.

Variante :

Avec un peu plus de prévoyance sur l’approvisionnement, vous pouvez aussi réaliser cette recette en version tartare avec du thon frais, cru, coupez en tous petits cubes, ajoutez alors du sel, inutile avec du thon en boîte. Je préfère personnellement le thon cru, mais la conserve peut être tout de même d’un grand secours 🙂

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Sashimis d’espadon au thé et aux asperges vertes, ou la détox après les fêtes

Besoin se purger après les excès des fêtes ? Oui mais besoin de se nourrir quand même !!!

Pour ma part lorsque j’ai envie de légèreté, cela rime souvent avec poisson.

De façon général je préfère le poisson pas trop cuit, mi-cuit, voir cru, et l’espadon se prête parfaitement à ce genre de préparation, comme le thon et le saumon, l’espadon a l’avantage d’avoir à la fois la légèreté d’un poisson blanc et la finesse de ses congénères à chaire colorée.

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Il est très clair que notre virée de cette semaine au restaurant Itinéraires et le livre sur la cuisine au thé de son Chef m’ont quelque peu orientée pour l’assaisonnement ; d’autant plus que l’ouvrage comporte une liste précise des accords thés/aliments, ce qui permet d’élaborer ses propres plats en plus des différentes recettes proposées.

Même si le livre conseille du thé vert japonais type Sencha pour les poissons crus en général, et du Darjeeling plutôt pour le saumon cru, j’ai pris la liberté de choisir le Darjeeling pour l’espadon, car je ne raffole pas du thé vert.

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Ingrédients pour 4 personnes :

  • 600 gr de filets d’espadon
  • 60 gr de Thé Darjeeling
  • 40 asperges vertes
  • 10 cl de crème fraîche liquide allégée
  • 50 cl d’eau
  • Sel, poivre
  • Sauce soja sucrée

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Préparation

  • Coupez les filets d’espadon en petites tranches de calibre sashimis (environ 2 cm de large, 4cm de long et 5 mm d’épaisseur)
  • Déposez les dans une grande assiette, salez, poivrez, et saupoudrez les de feuilles de thé des deux côtés, puis couvrez d’un film alimentaire et réservez au frais durant plusieurs heures (idéalement une douzaine d’heures)
  • Faîtes cuire les asperges dans de l’eau bouillante salée une dizaine de minutes, égouttez les, puis coupez les en deux
  • Séchez les pointes sur un essuie tout, et remettez les queues à cuire une dizaine de minutes avec 50 cl d’eau et la crème fraîche, salez poivrez, puis mixez pour obtenir une sauce bien lisse.
  • Réservez la sauce au frais et débarrassez les tranches d’espadon des feuilles de thé (en laissant quelques miettes pour la déco)
  • Groupez les pointes d’asperges par deux, puis recouvrez chaque paire de trois tranches de poisson
  • Répartissez dans 4 assiettes avec de la salade verte assaisonnée à votre goût, et servez la sauce d’asperges dans une tasse à part, accompagnée de sauce soja sucrée dans une autre tasse, à ajouter à souhait sur les sashimis.

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Itinéraires

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Pour l’anniversaire de mon chéri, nous avions prévu, depuis longtemps déjà, d’aller dîner au restaurant Itinéraires, dirigé par Sylvain Sendra.

Quand je pense que nous avons failli modifier nos plans en lisant un certain nombre de commentaires négatifs postés ces derniers temps sur différents sites : « portions ridicules », « carte compliquée pour saveurs inexistantes », « prix exorbitants » ?

Et bien je ne sais pas ce que ces clients mécontents ont tous les jours dans leurs assiettes pour porter de tels jugements, mais voici mon verdict de novice dans la blogosphère :

Nous avions du mal à prendre au pied de la lettre toutes ces mauvaises critiques, pour la simple et bonne raison que nous avions déjà goûté la cuisine de Sylvain Sendra, à l’époque où il officiait au Temps au temps, que nous affectionnons particulièrement. Nous n’avions eu l’occasion d’y goûté qu’une seule fois avant qu’il ne revende le restaurant, tellement il était difficile d’avoir une table dans ce lieu constamment assaillit par les clients. Le souvenir de notre repas avait été aussi unique que mémorable, raison pour laquelle nous étions impatients de retrouver ce style, même si il fallait pour cela sortir de notre cher quartier.

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Et bien nous n’avons pas été déçus. Pour 36 euro entrée, plat, dessert, nous avons pu déguster :

  • Blanc de faisant cru mais cuit (en cuisine cela veut dire soit mariné, soit cuit en allé retour, rien d’incompréhensible), île flottante (un blanc d’œuf poché quoi), poudre de foie gras, velouté châtaignes et faisant (pour garder une unité de saveurs), et pistaches caramélisées > chez moi ça veut dire plus « MIAM MIAM » que « Hein, c’est quoi ça ? »
  • Rillettes de sardines dans un cannelloni de légumes et son granité de cornichons (ben quoi, vous savez pas à quoi ça ressemble un cannelloni ?)
  • Saumon cuit à basse température (donc qui reste cru à l’intérieur comme doit l’être un saumon) au thé fumé, carottes anciennes et dashi de poisson (comme si il n’y avait pas assez de restaurants japonnais en France pour se douter que c’est un truc du genre bouillon à base d’algues)
  • Magret de canard cuit sur l’os laqué au miel, betteraves multicolores (rouges et blanches) et burrata.
  • Biscuit au thé vert et lentilles (si,si), glace vanille maison, crème au chocolat blanc et thé Matcha
  • Compote de coings, écume de caillé de brebis, sorbet kaki, pommes séchée et crues

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Moi je comprends suffisamment tout ça pour avoir envie d’y goûter et apprécier ce que j’ai mangé.

Concernant les portions, elles n’étaient certes pas astronomiques, mais 1. ça n’est pas ce que l’on recherche ou ce qu’on a l’habitude de servir dans un restaurant gastronomique, car on peut bien qualifier l’Itinéraires de cette façon ; 2. dans des assiettes immenses, tout paraît riquiqui. En résumé les portions étaient correctes.

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Pour les saveurs, même si certaines choses auraient pu être un peu plus relevées à mon goût, c’est une question très subjective, car je mange relevé en général ; et bien je dirais que les saveurs étaient tout simplement raffinées. Et des saveurs raffinées, ça veut dire qui ne risquent pas d’emporter les palais les moins avertis, et surtout qui laissent place les unes aux autres sans se choquer ni se confondre. En bref, j’ai bien identifier toutes les saveurs décrites dans la carte puisqu’aucune ne couvrait les autres, et même si moi j’aurais pu supporter des choses plus relevées, un plat de restaurant doit rester accessible à tout le monde. Les saveurs étaient donc parfaitement équilibrées.
Mention spéciale pour les desserts, j’ai particulièrement apprécié le biscuit au thé vert, alors que de toutes les variétés de thés, le vert n’est pas mon préféré. Ce met avait une grande unité de saveurs et a su me surprendre et m’enchanter sur un terrain qui n’était pas gagné d’avance.
Je termine par la compote de coings qui était à tomber par terre, parfaitement accommodée avec son sorbet kaki et ses chips de pommes, un vrai délice, qui plus est, copieusement servi.

En ce qui concerne les prix, même si ça n’est pas donné, je pense qu’il faut garder à l’esprit que grands nombres de restaurants dans ce quartier n’hésiteraient pas à afficher le même menu à 50 euro ou plus au lieu de 36, et pour ma part je connais d’autres restaurants qui pour le même prix se contentent de servir de grands classiques, très bien cuisinés certes, mais à bases de produits beaucoup plus modestes et bon marchés. Alors que l’on remarque dès la lecture de la carte de l’Itinéraires, une réelle recherche et un effort pour proposer des produits moins courants.

Tout ça pour dire que je ne comprends pas un tel déchainement à propos de la soit disant médiocrité de ce restaurant, et que pour ma part j’y retournerai avec plaisir, et continuerai de le recommander.

Itinéraires
5 Rue de Pontoise – 75005 Paris
01 46 33 60 11

La cuisine au thé

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La cuisine au thé de Sylvain Sendra, Carine Baudry, Carrie Solomon

J’ai découvert cet ouvrage à la séance de dédicace organisée par la Cocotte à sa sortie. J’ai été ravie d’y rencontrer, Sylvain Sendra, qui en plus d’être l’auteur de ces recettes est aussi un ancien voisin puisqu’il a été le Chef du Temps au temps entre 2004 et 2007, ainsi que Carine Baudry, aromaticienne dirigeant l’Ecole du thé.

Une belle découverte pour moi qui suis fan de thé en tant que boisson, mais qui le maîtrise assez peu en cuisine.

J’ai trouvé dans ce livre une parfaite initiation à ce sujet, avec des recettes d’une grande simplicité, souvent assez légères, mais surtout très attrayantes.

Au-delà des recettes, on trouve aussi dans certaines pages de véritables leçons sur les différentes sortes de thés et leurs applications, ainsi que très belles photos.

En résumé, un nouveau livre de chevet qui va plus loin que la cuisine pure et dure, une sorte de manuel d’une dégustation comparable à l’œnologie.

Le Mansouria

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Nous avons dîné au Mansouria pour le réveillon de la Saint Sylvestre, et nous n’avons pas regretté notre choix !

Le menu proposé pour l’occasion, comportait un cocktail à la rose, diverses salades, pastilla et briwatte en entrée, un tajine de poulet aux amandes et raisins, un couscous d’agneau aux oignons confits et dattes farcies aux amandes, fruits, corne de gazelle (exquise), crème glacée à l’amande et fleur d’oranger, et bien sûre thé à la menthe.

Un accueil très aimable, une ambiance très familiale, relevée par la prestation de la danseuse orientale à minuit, plus la sympathie et l’attention toute particulière de Mme Fatéma Hal (la créatrice du restaurant), pour tous les clients sans exception !

Bref, plus que la nouvelle année, c’est la fête des papilles à l’orientale que nous avons célébrée ce soir là !!!

La réputation de Mme Fatéma Hal n’est plus à faire, le Mansouria est connu pour être l’un des meilleurs restaurants marocains de Paris. Mais justement gardez à l’esprit en y allant qu’il s’agit là de gastronomie et non de simple cuisine, et que la gastronomie marocaine ne se limite sûrement pas aux couscous ni aux tajines classiques que nous rencontrons partout ailleurs. Fatéma Hal vous fait découvrir la gastronomie de son pays au travers de saveurs et parfums empruntés aux mères de familles marocaines, qu’elle a longuement écoutées avant de retranscrire ces recettes sur la carte de son établissement et dans certains livres aussi.
Briwattes au fromage de chèvre et menthe fraîche, salade de carottes à l’orange et eau de fleur d’oranger,  agneau mijoté parfumé au vrai ras-el-hanout (27 épices), sauce au miel, raisins secs et amandes, crème à la fleur d’oranger ; voilà de quoi vous faire découvrir toute la finesse d’une cuisine haute en couleurs et en surprises !

Le Mansouria
11 Rue Faidherbe – 75011 Paris
01 43 71 00 16